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    Entreprises

    ADM célèbre ses ouvrages d’art

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5562 Le 23/07/2019 | Partager
    Une exposition sur cette thématique devant le Parlement
    Cet évènement retrace le développement du réseau autoroutier au Maroc
    Evolution de la société vers des prestations de service
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    L’exposition de ADM à Rabat, ouverte le 19 juillet jusqu’au 30 août prochain, est axée sur la thématique des ouvrages d’art. Elle retrace les étapes essentielles du développement du réseau autoroutier au Maroc (Ph. Bziouat)

    La société des Autoroutes du Maroc (ADM) est entrée en ville. Elle a choisi le boulevard Mohammed V, de Rabat, face au Parlement pour monter une exposition destinée à célébrer ses 30 ans d’existence. Cette manifestation, ouverte le 19 juillet et dure jusqu’au 30 août prochain, est axée sur la thématique des ouvrages d’art.

    «C’est une sorte d’invitation au voyage, en s’arrêtant sur ces ouvrages qui sont une partie essentielle du réseau autoroutier puisqu’ils en permettent la continuité malgré les obstacles naturels qui se présentent. Raison pour laquelle ils sont les premiers construits avant les tronçons qu’ils relient», souligne le DG Aziz Benazzouz.

    Le choix du site de l’exposition en plein air, est dicté  par l’accessibilité des citoyens de la capitale et ceux qui passent par la capitale. Le but est que le plus de monde puisse la voir.

    «Nous avons décidé de célébrer avec nos concitoyens les 30 ans de l’ADM. Compte tenu du changement de stratégie d’ADM qui est passée d’une société de construction à une entreprise de services, nous devions nous rapprocher des usagers de l’autoroute. Les citoyens ne connaissent pas notre métier», souligne le DG Aziz Benazzouz, en marge de l’exposition.

    Selon lui, ils passent dans l’autoroute sans savoir ce qu’il y a derrière, avec des zones géotechniques, des terrains à stabiliser, avec un travail profond dans la terre. La plupart des remarques négatives portent sur le goudron qui n’entre que dans 20 centimètres de l’autoroute. Pourtant, pour les œuvres d’art, on creuse parfois jusqu’à 40 ou 60 mètres pour trouver le bon sol. Tout ce travail dans la terre n’est pas exprimé parce que techniquement, il faut être aux faits des choses.

    En tout cas, les étapes phares de l’histoire des autoroutes du Maroc retiennent 4 dates. Si la première a été la création de la société en 1989, la deuxième est située en 1991. Ainsi, le gouvernement a fait le choix du péage pour l’usage du seul axe existant Rabat-Casablanca. Une décision stratégique qui consiste à dire que le péage était le seul moyen pour construire l’autoroute. La 3e étape intervient à partir de 1999.

    En effet, SM le Roi avait donné un nouveau souffle aux pouvoirs publics, aux tutelles de ADM pour que le nord, le sud et l’oriental soient raccordés par l’autoroute. Les questions financières se posaient, mais le montage du Fonds Hassan II pour le développement économique et social a donné un grand appui à l’ADM. Ainsi, il fallait se concentrer sur la construction au lieu de s’arrêter au débat de la rentabilité des autoroutes. Sinon l’axe de Fès-Oujda n’aurait pas été réalisé.

    «Ces débats n’existent plus, il s’agit d’une décision stratégique, vous vous concentrez sur la construction, le ministère des Finances et l’Equipement prennent en charge le financement», est-il expliqué. La dernière étape a été celle du changement opéré depuis quelques années pour passer d’une vocation de la construction à celle d’une société de services. C’est donc une nouvelle dynamique qui s’est enclenchée.

    «Surtout que nous avons 400.000 véhicules, plus de 1 million de passagers par jour. Tout cela nécessite de nouveaux services en matière notamment de sécurité, de confort, tout en fluidifiant le trafic. C’est une nouvelle mentalité à développer», indique le DG.

    L’histoire de l’ADM est également liée à l’émergence d’un savoir-faire marocain dans le domaine. En effet, au début des autoroutes, les sociétés qui ont commencé à construire les premiers axes étaient italiennes, espagnoles… Mais par la volonté des dirigeants, les entreprises marocaines se sont progressivement imposées.

    Ecosystème

    «Au départ, nous n’avions pas le savoir-faire, même les bureaux d’études étaient étrangers. L’équipe de démarrage de l’ADM avait une vision pour capitaliser cette expertise marocaine et a investi dans les ingénieurs. Les entreprises marocaines étaient des PME et n’avaient pas la capacité financière de prendre en charge toutes seules un marché. Pour faire 120 km, aucun marocain ne pouvait postuler. A ce moment, ADM a morcelé les marchés en plusieurs tronçons de 20, 30 km de sorte que les PME marocaines se mettaient en groupements pour décrocher un petit lot de 20 km. Avec le temps, les cahiers des charges sont devenus internationaux, chaque entreprise prenait un tronçon.
    Au fil des années, ADM a ainsi accompagné l’écosystème des BTP autoroutes, devenu par la suite très performant au point que les entreprises marocaines ont commencé à travailler en Afrique.

    M.C.

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