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    Enseignement supérieur privé: Sans reconnaissance de l’Etat, d’autres pistes...

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5562 Le 23/07/2019 | Partager
    Des partenariats avec des institutions publiques étrangères
    Objectif: obtenir un diplôme reconnu par l’Etat du pays partenaire

    Lancé il y a près de 4 ans, le système de reconnaissance des établissements d’enseignement privé par l’Etat est en marche. Actuellement, près d’une trentaine d’universités et écoles d’ingénieurs et de commerce ont obtenu cette reconnaissance qui va ouvrir des opportunités de taille à leurs lauréats. Ces derniers, avec leur diplôme, auront la possibilité particulièrement de participer aux concours d’accès à la fonction publique et poursuivre leurs études supérieures dans les universités publiques. Pour le moment, cette reconnaissance concerne seulement près de 15% des établissements du secteur privé.

    Cette distinction aura-t-elle un impact négatif sur l’image et le fonctionnement des autres unités non encore «labellisées»? «Certes, la reconnaissance de l’Etat est un atout fort, mais reste insuffisante pour se positionner comme un établissement de qualité», avance un directeur d’une école privée d’ingénierie à Agdal à Rabat. Pour lui, la qualité d’un diplôme d’un établissement public ou privé se confirme sur le marché du travail. A ce titre, il rappelle que des lauréats issus d’établissements déjà reconnus par l’Etat arrivent difficilement à décrocher un emploi. «La quasi-majorité des diplômés de notre première promotion sortie l’année dernière ont pu trouver un travail au Maroc ou en France», se félicite le directeur de l’école d’ingénierie d’Agdal. Quant au cahier des charges exigé pour l’obtention de la reconnaissance, il en conteste certains critères qui pénalisent les petites et moyennes structures comme la sienne. «En remplissant presque l’ensemble des critères, notre dossier n’a pas été retenu à cause de l’effectif des étudiants qui reste encore inférieur au seuil minimum exigé, à savoir 300 inscrits», indique-t-il, insistant sur le fait qu’il est possible de dispenser une formation de qualité avec des petits ou moyens effectifs. «Pourquoi, avec des formations de qualité, ces établissements n’arrivent-ils pas encore à drainer assez d’étudiants pour dépasser l’effectif de 300 personnes?», rétorque un responsable du département de l’Enseignement supérieur. «Le paradoxe est que mon établissement bénéficie d’une reconnaissance de la part d’une école d’ingénieur de l’enseignement public français», ironise le directeur d’Agdal. Ce partenariat avec les établissements d’enseignement étrangers ouvre des horizons prometteurs pour les institutions privées qui n’ont pas encore obtenu la reconnaissance de l’Etat. A ce titre, il rappelle qu’après trois ans de formation à Rabat, ses étudiants poursuivent leur cursus, pendant deux ans, dans l’école française partenaire dont la majorité arrive à trouver un emploi dans ce pays. Cette relation entre qualité de formation et marché de l’emploi est avancée par plusieurs responsables d’établissements d’enseignement supérieur privé. C’est le cas d’une école d’ingénierie en génie civil et électrique à Rabat. «Une partie de nos lauréats arrivent facilement à décrocher un emploi même dans des grandes structures avec des salaires avantageux», confie une source de l’administration de cette école. L’année dernière, une étudiante de notre école en stage en France a pu être embauchée par la SNCF, ajoute-t-elle.  

    Moins de 5% de l’effectif global 

    L’enseignement universitaire public est toujours fortement majoritaire au sein du système de l’enseignement supérieur marocain. Il accueille plus de 78% du total des effectifs en 2017 contre moins de 5% pour le secteur privé comprenant près de 200 établissements pour un effectif global d’environ 40.000 étudiants.

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