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    International

    Commission européenne: Les priorités fixées

    Par L'Economiste | Edition N°:5559 Le 18/07/2019 | Partager
    Elue de justesse, Ursula Von Der Leyen se met au travail
    Première mission: Rassembler l’Europe face aux divisions

    «Si l’Europe était une femme, l’Europe serait Simone Veil, […] une Europe unie et en paix», tweete Ursula Von Der Leyen suite à son élection. Confirmée présidente de la Commission européenne, l’Allemande a souhaité marquer cette première féminine en liant son destin et son dessein politique pour l’Europe à celle qui avait été élue quarante ans plus tôt première présidente du Parlement européen.

    Elle s’est montrée fière et honorée à l’annonce des résultats mardi 16 juillet, face à des députés moins optimistes à son égard. Interrogée sur la faible majorité obtenue, la désormais ex-ministre allemande de la défense soutient devant la presse que cela n’a pas d’importance: «en démocratie, la majorité c’est la majorité». Affirmant que cette élection est même un excellent point de départ pour elle, elle tente ainsi de rassurer quant à sa capacité à guider l’Europe et à rassembler.

    Ursula Von Der Leyen a été élue avec seulement 383 voix sur les 374 nécessaires pour une majorité absolue. Avec 327 voix contre, elle fait moins bien que son prédécesseur Jean-Claude Juncker qui avait obtenu 422 suffrages pour et 250 contre.

    Mais ces chiffres montrent surtout qu’elle n’a pas réussi à convaincre ses propres soutiens politiques européens. Elle pouvait espérer en théorie obtenir 444 voix grâce à celles des principaux groupes qui se sont ralliés à sa candidature: le Parti populaire européen, les sociaux-démocrates et les libéraux démocrates de Renew Europe.

    Suite à une campagne courte mais tourmentée, ces résultats sont donc un soulagement pour celle qui est soutenue par Emmanuel Macron et Angela Merkel. En effet, pendant les deux semaines suivant sa nomination, la candidate allemande a eu du mal à convaincre. Le manque d’enthousiasme des députés européens à son égard faisait même planer la possibilité d’une nouvelle nomination et d’un report de l’élection à un moment où l’Union européenne tente de se montrer forte et unie face aux incertitudes politiques multiples.

    Une des principales raisons à son impopularité est la façon avec laquelle elle a été nominée. En choisissant Ursula von der Leyen, les dirigeants des pays européens ont volontairement négligé le processus du «spitzenkandidat», qui consiste à choisir parmi les chefs de fil des principales formations politiques européennes élues. Ceci a été vécu comme un manquement démocratique par une partie des députés.

    Afin d’outrepasser les réticences et les divisions, la candidate allemande a affronté mardi  le Parlement pendant près de quatre heures. L’Allemande s’est engagée à faire du climat l’une des priorités de son mandat. Cette dernière compte présenter un «green deal» européen dans les 100 jours à venir, et promet la neutralité carbone d’ici 2050 au sein de l’UE.

    Elle souhaite aussi faire de la banque européenne d’investissement une institution agissant principalement pour le climat, mobilisant 1.000 milliards d’euros pour les dix prochaines années. Une taxe carbone aux frontières et des aides pour les régions les plus touchées par ces mesures sont aussi prévues.

    Fiscalité, Brexit, migrants…

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    Face à l’actualité de la taxe Gafa, la nouvelle présidente de la Commission européenne a aussi affirmé entendre mettre en place une «fiscalité plus équitable». Enfin, elle s’est aussi montrée ouverte à un report du Brexit si nécessaire, et en faveur d’un droit d’asile européen pour les migrants. Si son dernier discours a été plus convaincant que le reste de sa campagne, les critiques la visant dominent toujours. Face à ce constat, Ursula von der Leyen se montre déterminée: «ce qui importe, c’est ma conviction: il faut trouver des solutions à nos divisions…».

    Ali BENRAMDANE avec F. Z. T.

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