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    Analyse

    Ecosystème ferroviaire: Toute une filière en stand-by

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5557 Le 16/07/2019 | Partager
    Pourtant, les bases sont là pour le développement d’une industrie ferroviaire
    Peu de réalisations depuis 2017, si ce n’est le doublement des capacités de Cabliance
    Les instances du Groupement des industries ferroviaires pratiquement paralysées

    L’écosystème ferroviaire va-t-il prendre son envol à l’instar de l’aéronautique et l’automobile? Rien n’est moins sûr. Plus de 2 ans après son lancement, peu de réalisations sont à mettre à son actif. Les instances du Groupement des industries ferroviaires marocain (Gifer), lancé début 2016, semblent paralysées depuis le départ du dernier président en date, Hassan Rebouhate (DG de la SCIF). Le contrat-programme liant le Gifer à l’Etat est en gestation depuis 2017 et rien ne filtre encore sur son devenir. Le ministère de l’Industrie (tutelle) semble avoir d’autres priorités sur son agenda (notamment l’automobile et l’aéronautique). Les actions de ce contrat-programme devaient aller dans le sens de la normalisation des investissements et de l’amélioration des compétences avec des engagements en matière de chiffre d’affaires à l’export et de création d’emplois.
    Aujourd’hui, l’un des principaux opérateurs, qui joue le rôle de locomotive (c’est le cas de le dire) est le groupe français Alstom. Ce dernier vient d’annoncer le doublement des capacités de son usine Cabliance de Fès, passant à 12.000 m2 de superficie et plus d’un millier de postes d’emploi (cf. édition du 8 juillet 2019). 
    Spécialisée dans la production de faisceaux et armoires électriques, Cabliance est le fer de lance du constructeur ferroviaire au Maroc. Le 1er câbleur ferroviaire du Maroc livre une vingtaine de projets dans le monde (notamment en Suède, Emirats Arabe Unis, Espagne, France, Sénégal…). L’objectif à l’horizon 2023 est de multiplier par deux le nombre d’heures de travail. D’ici là, le constructeur ferroviaire compte développer un panel de fournisseurs qualifiés selon les standards ferroviaires internationaux et soutenir les fournisseurs déjà implantés au Maroc. Alstom forme un vivier de compétences en développant des partenariats avec les universités et écoles du Maroc.
    Le développement des capacités d’Alstom est un pas dans le bon sens. D’autant plus qu’Alstom a largement contribué au lancement du Gifer, tout en s’engageant à développer un tissus industriel ferroviaire local. A ce jour, 22 fournisseurs sur 300 consultés ont  été  qualifiés  aux  normes  ferroviaires internationales dans les domaines de la tôlerie fine, le câblage, l’électronique, l’ingénierie de signalisation ou encore les housses et coiffes de sièges. «Alstom a ainsi développé ses achats auprès de sociétés implantées au Maroc et contribué à créer plus de 1.000 emplois indirects», précise-t-on auprès d’Alstom (voir aussi interview en page 5).
    Les bases sont donc jetées pour le développement d’une industrie ferroviaire locale. Lancement réussi du TGV, les nombreuses lignes de tramway (Casablanca et Rabat), le plan Maroc Rail 2040 de l’ONCF… Le Maroc est aujourd’hui l’un des pionniers du transport par voie ferrée dans le continent africain.

    Alstom Cabliance, le nouveau site 

    alstom_cabliance_5557.jpg
    Ph. L’Economiste

    - Situé à Fès pour ancrer la présence du groupe dans la région Fès-Meknès 
    - Bâti sur une surface couverte de 12.000 m² 
    - Fabrication de faisceaux et armoires électriques ferroviaires 
    - Horizon 2023: multiplier par 2 le nombre d’heures actuellement produites 
     -Clients: 100% à l’export 
    - Cabliance générera 580 emplois supplémentaires (dont 330 directs) (Hors    emplois pour la construction).
     -1.000 emplois en 2023. 

    Le secteur offre en outre un fort potentiel: formation dans les métiers du ferroviaire, sous-traitance (câbles, signalisation...), sécurité et réhabilitation, transfert de compétences... Le réseau ferroviaire du Maroc est le plus étendu du Maghreb et le 2e de l’Afrique après celui de l’Afrique du Sud. Il se présente sous forme d’un couloir reliant Marrakech à Oujda et dessert les grandes villes et les principaux ports du Royaume, à l’exception de ceux d’Agadir et de Nador.
    Sans oublier le développement du transport ferroviaire via des LGV (1.500 km en 2035), doublement de lignes ferroviaires, augmentation de capacités, construction de nouvelles lignes, électrification de plusieurs lignes, renouvellement des locomotives à gasoil …

     

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