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    International

    Les Grecs aux urnes

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5550 Le 05/07/2019 | Partager
    Des élections générales anticipées prévues pour le 7 juillet
    La question de la crise économique à l’ordre du jour
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    Elections européennes, municipales et régionales, l’échec de l’actuel Premier ministre Alexis Tsipras l’a obligé à déclencher des élections législatives anticipées pour le 7 juillet.  La population grecque pourra choisir son prochain chef de gouvernement pour un mandat de 4 ans et ses 300 députés qui formeront le Parlement monocaméral. 
    Deux principaux candidats s’affronteront lors des élections. Il s’agit de Tsipras et de son principal opposant Kyriakos Mitsotaki. Ce dernier s’est imposé lors des élections locales en Grèce et a remporté les européennes. Ce qui lui confère le statut de favori et les sondages effectués par l’institut Merton Analysis  le placent en tête avec un pourcentage de 38,6%. Lors d’une visite à Almyros (petit village de Grèce rurale où il a fait son service militaire), le chef de Nouvelle Démocratie a affirmé dans un entretien à l’AFP que «la priorité est de relancer l’économie». Selon  lui, la Grèce doit retrouver une croissance grâce aux investissements privés, aux exportations et à l’innovation. 
    Après quatre années de gouvernance du parti de gauche Syriza, la population reproche à Alexis Tsipras de ne pas avoir respecté sa promesse de campagne: «Celle de faire sortir le pays de l’austérité». En effet, après son élection, il a signé un autre programme d’aide internationale et a par la même occasion accepté de nouvelles mesures d’austérité qui ont épuisé les Grecs. Tsipras a essayé de les alléger  en accordant aux démunis un accès gratuit  à la santé et des aides pour payer leurs loyers et leurs factures d’électricité. Mais pour financer ces mesures, son gouvernement a dû en imposer davantage à la classe moyenne. 

    Terrassé par une crise depuis 2009 liée à sa dette publique, le pays a été touché par une récession économique profonde.  Il va amorcer une croissance significative en 2017 qui va lui permettre de sortir des trois programmes d’aide du FMI et de la Commission européenne. Néanmoins,  la dette publique est restée supérieure à 180% du PIB en 2018, contraignant les créanciers  à maintenir le pays sous surveillance.
    La Grèce a un taux fiscal très élevé et fait partie des pays les plus taxés de l’Europe. 
    Avec un chômage estimé à 18%, elle  se classe en tête des pays de l’Union européenne ayant le taux le plus élevé. Ce sont les jeunes qui sont les plus touchés (40%)
    Lors des campagnes électorales, les deux principaux opposants ont décliné des solutions pour la question migratoire. D’une part, la Nouvelle Démocratie veut renforcer les frontières et procéder au renvoi des migrants en Turquie. D’autre part, Syriza entend promouvoir un programme d’intégration pour les demandeurs d’asile se trouvant sur le territoire grec.

    Seynabou Diouf & F. Z. T.

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