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    International

    Mauritanie: Le vainqueur à la présidentielle annoncé ce lundi

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5546 Le 01/07/2019 | Partager
    Un militaire formé à l’Académie royale de Meknès
    Affaire du Sahara: Nouakchott mise sur sa «neutralité»

    Candidat à la présidentielle en Mauritanie, Mohamed Cheikh El-Ghazouani a été proclamé vainqueur le 30 juin par la Commission électorale nationale indépendante. 
    L’opposition a saisi le Conseil constitutionnel qui devra se prononcer ce lundi 1er juillet sur la légalité des résultats définitifs. Mohamed Cheikh El-Ghazouani est qualifié par ses challengers comme «le candidat du pouvoir». Selon certains commentateurs, le président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, a appuyé le nouvel élu pour se présenter à la présidence. L’intéressé «ne compte pas» jouer au comparse.  
    Ce scrutin doit marquer la première transition entre deux présidents élus dans ce pays du Sahel secoué par de nombreux putschs, de 1978 à 2008. En attendant, ces élections ont également pesé sur... internet! A l’heure où nous mettions sous presse, l’AFP rapporte notamment que «la connexion mobile était inaccessible depuis dimanche 23 juin». 
    Ces incidents n’ont pas empêché les diplomates de se plier au protocole de rigueur après la fin d’un scrutin. Au même titre que la France, l’Algérie, le Mali ou encore l’Arabie saoudite, le Maroc a été l’un des premiers à faire part de ses félicitations. Rabat suit de très près la vie politique de son pays-voisin. Le dossier du Sahara pèse dans leurs relations diplomatiques et des autres pays de l’Union du Maghreb arabe. Le nouveau président laisse d’ores et déjà entendre qu’il ne prendra pas position dans l’affaire du Sahara. Sa présumée neutralité peut être interprétée comme un gage de bon voisinage avec l’Algérie, pays belligérant. 

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    Au-delà de la politique, il y a l’humain. La trajectoire du président déclaré, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, a des racines au Maroc

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    Dans ce contexte géopolitique, les relations entre Nouakchott et Rabat évoluent en dents de scie depuis quelques années. Surtout depuis la déclaration de l’ex-secrétaire général du parti de l’Istiqlal. Hamid Chabat avait en effet dit en 2016 que «la Mauritanie était un territoire marocain». Un second épisode a fini par assombrir les rapports des deux pays. L’ambassadeur du Maroc en Mauritanie n’est autre que... Hamid Chabar! Un patronyme qui créé une certaine confusion avec celui de l’ancien SG de l’Istiqlal. Au-delà de la politique, il y a l’humain. La trajectoire du président déclaré, Mohamed Cheikh El-Ghazouani, a des racines au Maroc. Ce père de six enfants est soufi dans l’âme puisqu’il se prévaut de la zaouia Chadhiliya. Une confrérie musulmane fondée il y a des siècles par l’un de nos compatriotes Abou Hassan al-Chadhili. Mais encore?! 
    Le vainqueur des élections mauritaniennes a étudié, voilà 40 ans, à l’Académie royale militaire de Meknès. Et ce, comme l’a été son prédécesseur à la présidence, Mohamed Ould Abdel Aziz, avec qui il se liera d’amitié sur les terres marocaines. 
    «La sécurité du pays est au-dessus de tout», affirme l’ancien général expert en renseignement lors de son ultime meeting avant l’élection du 22 juin. 
    A 62 ans, ce retraité de l’armée a été directeur général de la Sûreté nationale, ancien chef d’état-major (2008-2018) et ministre de la Défense de novembre à mars 2019. L’AFP dresse ainsi le portrait «d’un militaire de carrière et soufi au seuil du pouvoir en Mauritanie». Et qui a été «le principal artisan du succès de l’armée et des services de sécurité» mauritaniens. Son pays «n’a plus subi» d’attentat  depuis 2011. La patte marocaine y est pour quelque chose dans ce succès sécuritaire. 

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