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    International

    Economies émergentes: Le coup de main de la Fed

    Par L'Economiste | Edition N°:5546 Le 01/07/2019 | Partager
    Assouplissement monétaire, baisse des taux…
    Des craintes liées aux tensions commerciales
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    La Réserve fédérale américaine a ouvert la porte à un assouplissement monétaire et à une baisse des taux d'intérêt pour soutenir la croissance. Ce qui est a priori une bonne nouvelle pour les pays émergents (Ph. AFP)

    Les économies émergentes subissent actuellement le ralentissement du commerce mondial et, surtout, la baisse de la demande chinoise. Elles pourraient cependant bénéficier d'un bol d'air grâce à la banque centrale américaine (Fed), qui a récemment ouvert la porte à une baisse des taux.
    Après avoir laissé les taux inchangés, le patron de la Fed, Jerome Powell, a expliqué qu'il ne souhaitait «pas surréagir» en assouplissant immédiatement la politique monétaire de la banque. Ceci face aux craintes liées aux tensions commerciales entre Washington et Pékin.
    Même si son discours s'est voulu moins accommodant que prévu, il a éloigné la perspective d'une nouvelle hausse des taux. Cela aurait renforcé le transfert de capitaux vers les Etats-Unis, où les placements sont moins risqués. «Comme la normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis est stoppée, voire inversée, cela va peut-être détendre les marchés et les conditions de financement pour les pays émergents», a expliqué Sébastien Jean, directeur du Centre d'études prospectives et d'informations internationales, cité par AFP.
    «Pour certains pays, il peut donc y avoir un peu d'effet d'aubaine», a-t-il ajouté, évoquant les économies émergentes qui peuvent se le permettre. Elles disposent en effet d'une marge de manœuvre pour relancer leur croissance en se finançant sur les marchés sans craindre une hausse des taux. 
    Un bol d'air bienvenu à un moment où les émergents affichent des taux de croissance plombés «par de faibles investissements et le ralentissement prononcé du commerce mondial», comme l'a expliqué récemment le président de la Banque mondiale, David Malpass.
    Il n'empêche que les problèmes persistent pour les émergents: les taux n'ont toujours pas baissé et le dollar s'est renforcé. Cette situation n'est toutefois pas comparable avec les fortes dévaluations subies il y a un an par les monnaies de pays comme le Brésil et la Turquie, lorsque la Fed resserrait sa politique monétaire.
    En outre, la baisse des taux par la banque centrale américaine n'est pour l'instant qu'une hypothèse, car la croissance américaine tourne toujours à plein régime. Et si la Fed devait les dévaluer, ce ne serait pas forcément une bonne nouvelle mais le résultat de la guerre commerciale.
    Sami ANOUAR

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