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    Automobile: L’électrification pour réduire les émissions polluantes

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5545 Le 28/06/2019 | Partager
    Le Maroc est le pays le plus en avance en Afrique en la matière
    Prix des batteries, développement du réseau de recharge… les défis à relever
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    Pour Christian Chapelle, directeur de la coordination des opérations industrielles de la région Mena de PSA: «L’électrification peut être une solution aux émissions polluantes, si les prix des batteries baissent, si la production d’énergie est verte et si le réseau de recharge se développe» (Ph. CC)

    Parmi les nombreux défis qui se dressent face aux constructeurs automobiles, la réduction de la pollution en est l’un des plus importants. Dans ce contexte, le challenge pour eux est à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que les émissions polluantes. C’est en partie, l’une des conclusions de Christian Chapelle, patron de la coordination des opérations industrielles de la région Mena de PSA lors d’une conférence sur «l’évolution des réglementations sur les émissions polluantes et le CO2 à travers le monde. Le contexte marocain: situation et perspectives» organisée, jeudi dernier au siège d’Auto Hall, importateur-distributeur de la marque du groupe Opel. Or pour faire face à ces défis, il faut un vrai élan étatique qui passe par la mise en place de réglementations adéquates. Justement, Chapelle relève une diversité des réglementations à travers le monde. Celles-ci sont de plus en plus sévères et leur évolution se fait de manière accélérée. Si dans les pays développés (USA, Canada, Chine et Europe) la réglementation est contraignante, elle l’est beaucoup moins en Russie, au Moyen-Orient, en Amérique latine et au Maghreb.

    Le Maroc fait figure de précurseur dans ce domaine en Afrique. «Il est le plus avancé sur ces sujets là», affirme Chapelle. Si le pays compte durcir la réglementation en matière d’émissions polluantes d’ici 2022 avec le passage à l’Euro 6, il n’a toutefois pas prévu plus de sévérité pour ce qui est du CO2 mais mis en place des incentives encore il faut le reconnaître faibles pour développer la vente des véhicules hybrides et électriques comme l’exonération de la taxe de luxe et de la vignette pour ce type de véhicule. Justement pour Chapelle, «l’électrification pourrait être une solution mais de nombreuses conditions.

    Si les technologies sont aujourd’hui disponibles, il est important de pouvoir maîtriser les coûts pour ne pas rendre le véhicule électrique inaccessible pour client. Il faut d’abord que les prix de composants notamment de batterie baissent. Ensuite, il faut que la production d’énergie électrique soit «verte» notamment via le nucléaire sans recours au charbon et autre. Enfin, pour développer l’électrification, il faut une volonté politique concrète d’élargissement du réseau de recharge. «Le Maroc est l’un des pays les plus en avance dans le domaine. Il a une carte à jouer dans l’électrification avec le développement des énergies vertes», assure Chapelle. Le directeur de la coordination des opérations industrielles de la région Mena de PSA précise que le constructeur français est «prêt à accompagner le Maroc à travers son footprint marocain (R&D, achats et production) et sa gamme de technologies de traction complète.

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