×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Tourisme: Les Agences de développement aux oubliettes

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5535 Le 14/06/2019 | Partager
    Faute de moyens financiers et de volonté pour une meilleure gouvernance
    Au cœur de la vision 2020, leur absence confirme l’échec de la stratégie

    Il n’y a pas que les Fédérations régionales de tourisme qui sont en retard. Le déploiement de la «Vision 2020» a prévu des instances de gouvernance aussi bien au niveau national (Conseil national de tourisme) qu’au niveau local avec les ADT (8 Agences du développement touristique). Elles devaient être le garant de la mise en œuvre des feuilles des routes régionales tout en assurant une gouvernance de proximité.

    Une sorte de bras armé de la promotion régionale mais aussi de guichet unique pour l’élaboration, le suivi, l’exécution et le pilotage de la feuille de route à l’échelle régionale, en remplacement des conseils régionaux et provinciaux du tourisme. Ces derniers devant disparaître au fur et à mesure que les agences seront créées et installées.

    Dans le texte de la vision, ces ADT devront opérer sous forme d’établissements publics sous tutelle du ministère du Tourisme, pilotées par un conseil d’administration composé de représentants du secteur public et privé, et seront dotées de prérogatives très larges.

    Sur le papier, elles vont de la mise en place d’un partenariat avec les CRI de l’offre produit, l’orientation et l’accompagnement des investisseurs, la préparation de la carte formation touristique, passant par le marketing de la destination que les CRT actuels assurent très bien. Ces agences seront composées de membres du secteur public (ministère, ONMT, SMIT, finance, CRI, Equipement, agence urbaine..), des élus et des représentants de la FNT ainsi que les présidents des fédérations régionales touristiques.

    Côté budget, il était prévu un financement mixte Etat/Région/secteur privé et ce, du moins pour les «territoires matures». C’est-à-dire un budget de l’Etat, une dotation de la région, des recettes et taxes parafiscales et une contribution directe du secteur privé.

    Par territoires matures, les rédacteurs de la vision entendaient un 1er groupe  composé de Marrakech et Agadir. Le démarrage de ces deux ADT devrait intervenir dès 2013 avec un lancement effectif en 2014 et une montée en charge en 2015. Ces instances n’ont pas encore vu le jour.

    Pourquoi tant de retard dans l’exécution et le pilotage des projets et chantiers? Le ministère du tourisme avait promis une redynamisation en 2017 (cf. L’Economiste n°5038 du 5 juin 2017) et une feuille de route en concertation avec les opérateurs  pour enclencher l’accélération de la Vision 2020. Silence radio depuis.

    Pourtant, le constat dressé concernant l’exécution de la Vision 2020 fait ressortir que les principales composantes ont été ralenties. Ce qui nuit directement au développement du secteur. En effet, même si l’on enregistre une croissance sur la période 2010/2018, les indicateurs du secteur (arrivées, recettes, nuitées, emplois...) restent en deçà des prévisions de la Vision 2020 et qui les fixent à 20 millions de touristes.

    Les performances de 2018

    • 12,2 millions de touristes en 2018 en hausse de 8,3%
    • 24 millions de nuitées, soit plus de 8,4%
    • 60% des nuitées totales à Marrakech et Agadir
    • 5,5 millions des arrivées sont des MRE
    • 6,6 millions d’arrivées par voie aérienne, soit + de 14%
    • 73,1 milliards de DH de recette voyage, soit plus de 6%.

    B. B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc