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    Libye: L’embargo sur les armes prorogé

    Par L'Economiste | Edition N°:5533 Le 12/06/2019 | Partager
    Une nouvelle résolution adoptée par le conseil de sécurité de l’ONU
    La violence perdure sur le terrain
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    Depuis le lancement début avril d’une offensive du maréchal Khalifa Haftar pour s’emparer de Tripoli, plusieurs arrivées d’armes ont été signalées. Pour cela, l’ONU vient de renouveler pour un an une opération européenne chargée du contrôle de l’embargo sur les armes pour la Libye.

    Une résolution (voir détail sur le site www.un.org) en ce sens a été adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité. Comme l’ont souligné le Royaume-Uni et la France, la prolongation de cet embargo est indispensable compte tenu de la violence armée qui perdure sur le terrain. L’Allemagne a prévenu que les violations flagrantes de l’embargo érodent la crédibilité du Conseil de sécurité de l’ONU.

    Anne Gueguen, représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations unies, s’est dite: «extrêmement préoccupée par la situation actuelle et ses répercussions possibles sur les pays de la région… Une solution militaire n’est pas envisageable».  Par conséquent, la représentante a appelé à «la mise en œuvre d’un cessez-le-feu immédiat et sans condition…».

    Pour le porte-plume de la résolution, Stephen Hickey (Royaume-Uni): «l’embargo sur les armes est l’un des éléments clefs de la stabilisation de la situation en Libye». Il a rappelé «à tous les États leurs obligations et averti que toute arme qui entre à Tripoli mine les perspectives de paix». «Le cessez-le-feu n’est qu’un aspect de la stabilisation, tout comme le dialogue sur la solution politique», a-t-il poursuivi. Le représentant a soutenu les efforts de l’Envoyé spécial car «un dialogue politique sous l’égide des Nations Unies est le seul moyen de sortir la Libye de la crise».

    Lancée en 2015 à l’origine pour lutter contre les réseaux de passeurs, le mandat de l’opération militaire européenne Sophia avait été prolongé fin mars par l’Union européenne de six mois jusqu’au 30 septembre 2019. Le déploiement des moyens navals de l’opération a été suspendu temporairement en raison du refus de l’Italie, qui commande Sophia, de laisser débarquer dans ses ports les migrants recueillis en mer.

    Mi-avril dernier, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, avait demandé aux Etats de l’UE de renvoyer des navires militaires en Méditerranée, car «sans navires, Sophia n’était pas à même de remplir sa mission».

    Sami ANOUAR avec F.Z.T.

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