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    International

    Algérie: Les manifestants toujours mobilisés

    Par L'Economiste | Edition N°:5522 Le 23/05/2019 | Partager
    Ils protestent contre la tenue le 4 juillet de l'élection présidentielle
    Nouvelles mises en garde de l'armée
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    Etudiants et enseignants manifestent toujours en Algérie contre la tenue le 4 juillet de l'élection présidentielle. A Alger, un fort déploiement policier a empêché les manifestants de se rassembler sur le parvis de la Grande Poste, point de ralliement de la contestation dans le centre de la capitale, et de se diriger vers l'Assemblée nationale et le tribunal, étapes prévues du cortège. Les étudiants se sont donc rendus devant le Palais du gouvernement, siège des services du Premier ministre et du ministère de l'Intérieur, bouclé par les forces de l'ordre.

    Devant le bâtiment, de brèves échauffourées ont éclaté entre étudiants et policiers qui ont fait usage de matraques et gaz lacrymogène. Les manifestants ont finalement fait demi-tour et ont défilé dans les rues du centre d'Alger, selon un journaliste de l'AFP.

    Le général Gaïd Salah a appelé les Algériens à faire corps avec l'armée pour empêcher le mouvement de contestation dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février. Il est devenu de facto l'homme fort du pays depuis la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika après 20 ans au pouvoir, sous les pressions de la rue et de l'armée. Le peuple algérien se doit «de faire preuve d'une extrême vigilance, de s'unir avec son armée et de ne pas permettre aux instigateurs de plans pernicieux de s'infiltrer dans les rangs du peuple», a estimé le général dans un deuxième discours prononcé en deux jours lors d'une visite sur le terrain.

    La veille, il avait à nouveau opposé une fin de non-recevoir aux deux principales revendications du mouvement de contestation: le report de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à Bouteflika et le départ préalable de toutes les figures liées à son régime. La tenue du scrutin empêchera un «vide constitutionnel porteur de dangers (...) aux conséquences désastreuses…», avait-il estimé.

    Le général Gaïd Salah a également défendu les nombreuses procédures judiciaires ouvertes dans des affaires de corruption et visant surtout des personnalités et des hommes d'affaires liés à Abdelaziz Bouteflika et son entourage. Elles sont «fondées sur des informations précises et confirmées et sur de nombreux dossiers (...) aux preuves irréfutables», a-t-il martelé, alors que ses détracteurs l'accusent d'influencer la justice.

    F. Z. T. avec agences

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