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    Analyse

    Aéronautique: Le challenge de la valeur ajoutée et de la taille critique

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5520 Le 21/05/2019 | Partager
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    «Mieux que l’argument coût, nous disposons de l’atout «marché» pour pousser les acteurs aéronautiques à investir», fait valoir Karim Cheikh, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas) (Ph. Gimas)

    Bien que la plateforme Maroc soit la plus compétitive que Bombardier a dans son patrimoine, le groupe a décidé de la céder à ses sous-traitants. Cette annonce, faite il y a quelques jours, a jeté de l’ombre sur les performances du secteur.
    Pourtant, la montée en gamme de l’industrie est bien amorcée et contrairement aux idées reçues, les entités implantées sont pour la plupart de réels centres d’excellence, soutient Karim Cheikh, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas).

    - L’Economiste: Le site Maroc a certes réalisé de grandes avancées, mais nous sommes attendus sur plus de valeur ajoutée avec des composants plus complexes …
    - Karim Cheikh:
    Absolument! Et la bonne nouvelle c’est que nous avançons résolument vers plus de valeur ajoutée. Le plan d’accélération industrielle prévoit la montée en gamme de l’industrie aéronautique avec les offres de l’écosystème ingénierie. L’écosystème Boeing permet d’attirer davantage de métiers de pointe, l’écosystème moteur en plein essor, positionne l’industrie aéronautique à des niveaux d’exigence encore jamais atteints. Nous sommes sur la bonne voie. Contrairement à l’idée reçue, les entités implantées sont pour la plupart de réels centres d’excellence fournissant des équipements complets tels que des ensembles de cockpit, harnais d’avions, inverseur de poussée et bien d’autres. Notamment dans des secteurs technologiques avancés tels que le composite.

    - Qu’en est-il de l’écosystème Boeing. Comment s’annoncent les premières installations?
    - Les projets annoncés par le ministère sont en cours d’installation. Nous nous réjouissons de constater qu’il s’agit, pour partie, d’acteurs déjà installés; fournisseurs d’Airbus qui s’ouvrent, grâce au Maroc à Boeing. Cela positionne le Maroc  différemment. Nous disposons de l’atout «marché» et plus uniquement «coût» pour pousser les acteurs aéronautiques à investir. Ces nouveaux investissements confirment la montée en gamme avec l’installation de métier de fabrication de pointe pour Boeing, dans les composites, les pièces pour le moteur, ou l’électronique. 

    - Qu’en est-il de la promotion des investissements aéronautiques à l’étranger?
    - Elle se fait en équipe. La Team Maroc travaille de concert. Le ministère de l’Industrie oriente le développement, le Gimas met son expertise à disposition et les équipes de l’Amdie sont sur le terrain avec nos sponsors pour aller chercher les chaînons manquants dans notre supply chain et continuer de développer la masse critique pour les métiers déjà présents. Ces événements s’inscrivent dans la logique du développement industriel souhaité par le Maroc. Faire valoir la base Maroc à l’international est nécessaire pour asseoir la position du Maroc dans la carte mondiale de la construction aéronautique.

    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

     

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