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    Economie

    Sucre: Un oligopole dominé par le Brésil

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5516 Le 15/05/2019 | Partager
    Ce pays truste la moitié des 55 millions de tonnes échangées à travers le monde
    La consommation mondiale augmente de 2% par an
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    L’essentiel de la production est consommé par les pays producteurs. L’Asie en concentre 46%. Les échanges mondiaux  portent sur 55 millions de tonnes par an

    Jamais le marché mondial du sucre n’a été si volatil. Les cours dévissent en Europe, se stabilisent en Asie et en Amérique latine. Mais toujours à des niveaux bas. Le tout, entouré d’incertitudes persistantes.

    Selon l’Organisation mondiale du sucre, la consommation devrait augmenter de   1,63%  à 178 millions de tonnes cette campagne. Alors que la production marquerait un repli de 2,3%: 178,68 millions de tonnes. Ainsi la balance mondiale du sucre devrait dégager un excédent estimé à 640.000 tonnes.

    En Europe, la fin du système des quotas (octobre 2017) a permis à l’offre de mieux s’adapter à la demande, à l’intérieur et hors UE. Les producteurs du sucre sont ainsi libres de produire selon leur capacité. Il n’empêche que la cartographie du marché mondial du sucre enregistre peu de changement.

    La consommation augmente d'environ 2%/an, portée par la croissance démographique, l'augmentation du revenu par tête dans les pays en développement et le changement des habitudes alimentaires. L'Asie, compte tenu de sa population, et malgré une faible consommation par tête, est le premier consommateur mondial, avec 46% du marché. Le reste se répartit entre l'Europe, l'Amérique du Sud, l'Amérique du Nord et l'Afrique.

    Les cinq premiers consommateurs de sucre sont l'Inde, l'UE, la Chine, le Brésil et les Etats-Unis. La croissance de la consommation de sucre varie en fonction des zones géographiques: faible, voire nulle dans les pays développés (l'Europe et les Etats-Unis moins de 1% par an sur les 10 dernières années), et plus forte dans les pays en développement d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient (entre 3 et 4% par an sur les dix dernières années).

    Face à cette demande, l'offre mondiale de sucre est également en progression. Les grands pays producteurs de sucre sont généralement les gros consommateurs ou les grands exportateurs. Le premier producteur, le Brésil, est aussi le premier exportateur. L'Inde et l'Union européenne occupent respectivement le 2e et 3e rang. Les autres grands producteurs de sucre sont la Chine, la Thaïlande, les Etats-Unis et le Mexique.

    Les échanges internationaux de sucre portent sur environ 55 millions de tonnes, les 2/3 en sucre brut et le reste en sucre blanc. Le commerce mondial du sucre est dominé par le Brésil, qui contrôle 50% des exportations. Les autres grands pays exportateurs sont la Thaïlande, l'Australie, le Guatemala et le Mexique qui assurent à eux quatre une part de 25%.  

    Le marché des importations de sucre est beaucoup moins concentré. On trouve en tête de liste de grands pays consommateurs (UE, Indonésie, Chine, Etats-Unis,…) mais également des pays pratiquant le raffinage «à destination» (Emirats arabes unis, Malaisie, Algérie, Corée du Sud, et depuis 2014 le Maroc).

    A partir du début des années 1990, certains pays du Moyen-Orient et d'Asie (non producteurs) ont construit des raffineries de sucre brut, pour importer du sucre brut, le raffiner en blanc pour leur consommation intérieure ou pour l'exportation. La construction de ces raffineries a stimulé considérablement le commerce du sucre brut et les exportations brésiliennes, au détriment de celui du sucre blanc, qui était en son temps la spécialité de l'Union européenne.

    Principales caractéristiques

    Le commerce mondial du sucre présente certaines spécificités propres. Il se distingue par une grande volatilité des prix qui peut s'expliquer par la concentration des exportations aux mains d'un petit nombre d'acteurs des zones tropicales. Selon le syndicat des producteurs sucriers, le  prix mondial est également peu représentatif des coûts de production des producteurs les plus efficients, à l’exception du Brésil. La Bourse de New York traite des volumes de sucre qui représentent une part résiduelle de la production mondiale. En outre, du fait de politiques internes propres et de mesures tarifaires, les prix du sucre sur les marchés intérieurs sont généralement déconnectés des cours mondiaux du sucre. Le poids dominant du Brésil, qui, avec 50% du marché, est révélateur en matière de formation des cours.
    Les conditions économiques de production varient selon les différentes régions du monde. Le sucre est produit à partir de la canne à sucre dans les zones tropicales et subtropicales et à partir de la betterave dans les zones tempérées. Dans les zones d’expansion telles que le Brésil, l’Afrique orientale et australe et la Thaïlande, la canne est cultivée dans de grandes exploitations intégrées avec de la main-d’œuvre journalière. Dans l’Union européenne, la culture de la betterave est le fait d’exploitations de type familial. Par ailleurs, la canne est cultivée sur des cycles de trois à cinq repousses. A l’inverse, la betterave est une plante semée annuellement.

    A.G.

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