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    International

    Le patron de l'ONU en tournée pour le climat

    Par L'Economiste | Edition N°:5514 Le 13/05/2019 | Partager
    Un combat qui «n’est pas en bonne voie»
    Un sommet prévu en septembre à New York

    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a entamé une tournée dans le Pacifique Sud dimanche 12 mai en prévenant que la planète n'était pas prête à atteindre ses objectifs de limitation de la hausse des températures. Dans un message destiné à réclamer des actes pour le climat, Guterres a jugé que la détermination des différents pays du monde s'émoussait, ajoutant que les petites nations insulaires allaient le plus souffrir.

    La tournée qu'effectue le patron de l'ONU avant le sommet sur le climat prévu en septembre à New York le conduira (après la Nouvelle-Zélande où il est arrivé dimanche), aux Fidji, à Tuvalu et au Vanuatu. Des pays menacés par la montée des eaux consécutive au changement climatique.

    «Nous voyons partout la démonstration évidente que nous ne sommes pas en bonne voie pour atteindre les objectifs définis par l'Accord de Paris», a regretté Guterres. Le pacte, conclu entre 195 pays membres de l'ONU, prévoit de contenir le réchauffement de la planète bien en-dessous de deux degrés Celsius et de limiter la hausse à 1,5°C.

    Et le paradoxe «c'est qu'à mesure que les choses empirent sur le terrain, les mesures politiques semblent reculer», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse conjointe à Auckland avec la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern.

    Le secrétaire général de l'ONU  a rendu hommage à l'action en la matière du gouvernement néo-zélandais, qui vient de présenter un projet de loi affichant un objectif de neutralité carbone pour 2050. Le texte exempte cependant partiellement le secteur agricole, vital pour le pays. Pour Ardern, le changement climatique représentait «le plus gros défi qui se pose à la communauté internationale. Cette dernière ferait preuve de grave négligence si elle restait les bras croisés».

    Durant son séjour de trois jours en Nouvelle-Zélande, Guterres rencontrera aussi les chefs de la communauté musulmane de Christchurch pour témoigner de sa solidarité après le carnage des mosquées qui a fait 51 morts parmi les fidèles le 15 mars dernier. Mais sa tournée reste avant tout centrée sur la lutte contre le réchauffement climatique.

    Dans sa récente lettre d'invitation pour le sommet qu'il organise le 23 septembre à l'ONU, Guterres a annoncé une réunion de préparation du 30 juin au 1er juillet aux Emirats arabes unis pour retenir les meilleures propositions en vue de lutter contre le réchauffement de la planète. Il est notamment demandé aux pays de proposer des plans concrets et réalistes pour réduire de 45% les gaz à effet de serre sur les dix ans à venir et pour les supprimer totalement d'ici 2050.

    Aux Fidji ou au Vanuatu, Guterres doit rencontrer des familles dont la vie est désormais dépendante des ouragans, des inondations ou d'autres évènements climatiques extrêmes. Les Fidji se sont attelées à bâtir une coalition de plus de 90 pays des Caraïbes, d'Afrique et d'Asie, pour mieux lutter contre les crises déclenchées par le réchauffement climatique.

    Dédain américain

    La volonté d’Antonio Guterres de s’investir personnellement dans le combat contre le changement climatique intervient dans une période de profonde remise en cause aux Etats-Unis, premier contributeur financier à l’ONU, de la réalité du changement et de ses causes. Depuis le départ de Nikki Haley en décembre, Washington n’a pas d’ambassadeur onusien. L’Accord de Paris (dans lequel le Maroc est fortement engagé), conclu en décembre 2015 entre 195 pays membres de l’ONU et signé en 2016, prévoit de contenir le réchauffement de la planète en-dessous de deux degrés Celsius. Le président américain Donald Trump a retiré les Etats-Unis en 2017, avec effet en 2020.

    F. Z. T. avec agences

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