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    La Belgique s’apprête elle aussi à généraliser le préscolaire

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5502 Le 24/04/2019 | Partager
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    Fadila Laanan, ministre-présidente du gouvernement francophone bruxellois, chargée de l’enseignement, de l’accueil de l’enfance, du sport et de la culture (Ph.  EBM)

    L’École Belge au Maroc (EBM) a ouvert ses portes en 2014 avec un premier site à Casablanca qui compte aujourd’hui plus de 900 élèves. En novembre dernier, le premier site de Rabat a été inauguré par la Princesse Astrid de Belgique et a accueilli  247 élèves cette année. 
    Jeudi dernier, la ministre-présidente du gouvernement francophone bruxellois, Fadila Laanan, est venue rendre visite à la première promotion de bacheliers. «Cette visite m'a vraiment beaucoup impressionnée. Je suis fière de cette école qui va former une élite qui  assurera le rayonnement du Maroc et de la Belgique à l'étranger», souligne la ministre.

    - L’Economiste: Comptez-vous développer des partenariats bilatéraux avec le Maroc en matière d’enseignement et de préscolaire ?
    - Fadila Laanan :
    En Belgique et comme dans chaque pays, nous misons et investissons dans l’éducation des jeunes qui vont construire nos communautés. Nous privilégions aussi les collaborations et coopérations en matière d’éducation et d’enseignement. Pour le Maroc, nous avons déjà un accord de coopération établi en 2014 qui a permis la création des deux écoles belges à Casablanca et à Rabat. 
    - Quelle est l’expérience de votre pays en matière de langue d’enseignement?
    -  En Belgique, nous avons à la fois des écoles unilingues où les élèves apprennent toutes les matières en une seule langue et des établissements bilingues, que nous appelons «écoles en immersion». Dans ces structures, certains cours sont administrés en français et d’autres en néerlandais. 

    - Et pour ce qui est du préscolaire?
    - Actuellement, l’accueil de l’enfance n’est obligatoire en Belgique qu’à partir de 6 ans. Cependant, une réflexion commence à émerger. Aujourd’hui, nous avons conscience que si nous voulons donner plus de chance aux enfants pour qu’ils puissent s’adapter à leur milieu scolaire, à l’apprentissage des langues et  évoluer, ils devraient intégrer l’école plus tôt. En donnant l’occasion aux enfants d’être dans un environnement social collectif et de pouvoir échanger avec des enfants de leur âge, nous leur offrons plus de chance de s’épanouir. Nous sommes actuellement en train de travailler sur une obligation scolaire à partir de 5 ans, soit la dernière classe de la maternelle. A côté, nous avons des crèches qui accueillent les enfants de 3 mois à 2 ans et demi, et des maternelles pour les plus de deux ans, qui ne sont pas obligatoires.  

    - Quelle est la place du numérique aujourd’hui dans l’éducation des jeunes? 
    - Le numérique va de plus en plus prendre de place dans notre société. Au niveau des établissements scolaires en Belgique, il y a beaucoup d’écoles qui sont équipées de tablettes numériques, de tableaux interactifs et d’autres outils digitaux. C’est une évolution en soi. Toutefois, il est aussi important de continuer à travailler sur les bons livres et le papier, c’est bien aussi de revenir à des fondamentaux. Personnellement, je leur affectionne une relation particulière, même si aujourd’hui nous sommes presque tous devenus des «geeks» et sommes continuellement connectés à nos smartphones et tablettes. 

    - D’autres écoles belges sont-elles prévues au Maroc? 
    - Il y a une volonté d’étendre ce dispositif. Toutefois, il faut que nous analysions les résultats de cette première promotion d’étudiants qui décrocheront leur bac cette année. D’ailleurs, plusieurs d’entres eux vont venir s’installer en Belgique pour leurs études supérieures. Il y a toute une étude à faire sur leur parcours et leur évolution. Mais pour ma part, je suis favorable à l’ouverture d’autres établissements belges sur le territoire. 

     

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