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    Aéronautique: Le Maroc approche les majors canadiens

    Par Nadia DREF | Edition N°:5499 Le 19/04/2019 | Partager
    Bombardier, Pratt & Whitney, GE Aviation, Arnprior Aerospace, Héroux-Devtek…
    Objectif: assurer une montée en gamme grâce à l’écosystème moteur
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    Câblage, mécanique, chaudronnerie, composite, assemblage mécanique… Le développement de filières diversifiées positionne le Maroc comme une destination privilégiée de la sous-traitance aéronautique «best-cost» (Ph. L’Economiste)

    Le lancement de l’écosystème Boeing produit déjà quelques effets d’entraînements. L’avionneur américain peut jouer le rôle de lièvre pour le secteur. En atteste l’intérêt exprimé par les industriels canadiens en marge du salon de l’Aérospatial qui s’est tenue du 15 au 18 avril à Montréal et où le Maroc était «pays à l’honneur». Ce salon est une importante vitrine de l’industrie aérospatiale en Amérique du Nord, accueillant plus de 1.300 participants professionnels et plus de 1.400 rencontres B2B.

    Le choix du Maroc n’est pas fortuit. Le secteur aéronautique enregistre une croissance de 20% par an, soit 4 fois plus que la moyenne mondiale et 5 fois la croissance du PIB. Un argument de taille qui permettra à l’industrie locale d’émerger en tant que plateforme compétitive. En 2018, le Royaume s’est classé premier pays exportateur en Afrique de composants aéronautiques. 

    Bombardier, Pratt & Whitney, GE Aviation Canada, Arnprior Aerospace, Héroux-Devtek… Le casting des industriels approchés par le ministre de l’Industrie est impressionnant. Objectif : attirer de nouveaux investisseurs et assurer une montée en gamme de la filière.

    Les entretiens avec Bill Mateer, directeur de GE Aviation Canada ont, d’ailleurs, porté sur le développement de la supply-chain moteur et du rôle du Maroc dans cet écosystème à très forte valeur ajoutée. Une autre rencontre a eu lieu avec le motoriste Pratt & Whitney Canada ainsi qu’une demi-douzaine de fournisseurs de rang 1 positionnés sur des activités de pointe.

    Le management de Bombardier, déjà implanté au Maroc, a également été approché. Le groupe canadien compte doubler la taille de son usine casablancaise, sise au Midparc, d’ici 2020. Une étape prévue dans le cadre du mémorandum d’entente signé avec le gouvernement en 2011. Le groupe s’était engagé à investir 200 millions de dollars pour le développement d’une unité de production industrielle et à créer 850 emplois directs à l’horizon 2020.

    Un autre gros calibre s’est enquis des opportunités d’investissement. Il s’agit d’Héroux-Devtek, le 3ème acteur mondial du train d’atterrissage. S’y ajoute Arnprior Aerospace, entreprise canadienne et fournisseur de rang 1 de Boeing qui cherche à intégrer l’écosystème au Maroc. Avec un carnet de commandes toujours à la hausse, l’avionneur américain mise davantage sur ses fournisseurs pour répondre à ses besoins actuels et futurs en matière de performance (coût, qualité et délai).

    De belles perspectives s’offrent pour la filière qui accueille déjà de grosses pointures telles Boeing, Bombardier, Safran, Airbus (via Stelia), Eads, Hexcel… L’écosystème Boeing table sur un impact économique annuel de 1 milliard de dollars à partir de 2028, ainsi que la création de 8.700 emplois à cet horizon. Deux ans après la signature du protocole d’accord entre le gouvernement et l’avionneur américain, plus de 250 de ses fournisseurs ont été approchés dont 9 ont déjà intégré son écosystème au Maroc.

    Au total, 140 entreprises sont installées qui sont à la fois des grands donneurs d’ordre et des équipementiers, a souligné le ministre. Dix nouvelles ouvertures sont attendues prochainement. «Leurs sites sont déjà prêts», confie une source proche du dossier.

    7,2 milliards de DH à l’export

    Le secteur de l’aéronautique a créé, entre 2014 et 2018, 8.636 emplois dont 1.668 en 2018, soit moins de recrutements par rapport à 2017 (2.669) et 2016 (2.035) et le double de 2015 (877 emplois). Les exportations sont passées de 7,2 milliards de DH en 2013 à 13,9 milliards en 2018. Le taux d’intégration locale a atteint 34% alors que l’objectif initial du Plan d’intégration industrielle était d’arriver à 35% en 2020.
    Les écosystèmes qui existent sont ceux liés à l’assemblage, l’entretien-réparation & révision (MRO) et l’activité ingénierie. En plus de trois nouveaux qui seront lancés notamment ceux des matériaux composites, électronique et moteurs d’avions.

    Nadia DREF

     

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