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    Economie

    Efficacité énergétique: L’Etat, mauvais élève

    Par Nadia DREF | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    Lancement d’un programme ciblant les bâtiments publics
    La Coopération allemande débloquera 22 millions d’euros
    Chaque administration doit réduire sa facture d’électricité de 5% par an
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    Le ministère de l’Energie accompagne plusieurs administrations et départements ministériels: Ministère de l’Economie et des Finances, la Santé, Barid El Maghrib, les Régions….

    L’efficacité énergétique reste le parent pauvre de l’administration et des établissements publics. Nous sommes vraiment loin du compte par rapport aux pays qui sont en pointe dans le domaine comme l’Allemagne.

    Jusqu’à présent, l’Etat ne donne pas l’exemple. Achats publics durables, éco-responsabilité, gestion énergétique économe, politiques raisonnées de déplacements professionnels, responsabilité sociétale, renforcement des capacités… Les objectifs pour promouvoir une commande publique durable ne sont pas encore atteints!!!

    Contraint de rectifier le tir, le gouvernement revoit sa copie en matière d’efficacité énergétique dont la vision a été lancée en 2009. Les secteurs concernés sont le transport, l’industrie, le bâtiment, l’agriculture ainsi que l’éclairage public.

    Le ministère de l’Energie, des Mines et du Développement durable, qui pilote ce chantier, vient d’annoncer une panoplie de mesures. Les administrations publiques sont tenues de réduire de 5% par an leur facture d’électricité à partir de 2019. La part de l’électricité d’origine propre, notamment solaire devra atteindre 20% en 2021. L’Etat doit également réduire de 5% la consommation en Kwh/agent/an.

    «Le potentiel d’économie d’énergie dépasse 30 %», a annoncé le ministre Aziz Rabbah, lors d’un atelier organisé le 15 avril à Rabat. Pour y arriver, la tutelle mène un programme de renforcement de l’efficacité énergétique dans les bâtiments publics.

    Plusieurs cibles prioritaires ont été identifiées: administrations, hôpitaux, cliniques, établissements d’enseignement…La première phase sera réalisée avec l’appui de la coopération allemande qui fournira un financement de 20 millions d’euros (217 millions de DH) ainsi qu’un don de 2 millions d’euros (21,7 millions de DH) dédiés à l’assistance technique.

    Pour donner l’exemple, le ministère de l’Energie, des Mines et du Développement durable est en train de mettre en place en interne un système de gestion de l’énergie avec l’appui de la GIZ.

    D’autres projets d’efficacité énergétique sont annoncés. Dont celui des bâtiments du ministère des Affaires générales du Gouvernement est dans le pipe. Ce département vise à atteindre des économies d’énergie évaluées à 40%. La fondation Hassan II pour les œuvres sociales n’est pas en reste. Cette institution prévoit la mise à niveau de ses bâtiments à travers un contrat de performance énergétique. Objectif: réaliser une économie de 40% de sa consommation.

    Tous ces chantiers seront chapeautés par la SIE. Cette entité devra assurer la supervision technique de la commande publique, l’accompagnement technique ainsi que la définition des règles de performances énergétiques pour la réalisation des projets d’efficacité énergétique dans les administrations publiques et les collectivités territoriales.

    Autre chantier: la mise à niveau énergétique de 100 mosquées réparties sur 9 villes. Un investissement qui s’élève à 6 millions de DH générant une économie d’énergie dépassant 40%.  C’est l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) qui prend en charge ce programme.

    Le parc automobile public est également dans la ligne de mire. «L’évolution vers la mobilité électrique s’opère déjà par le lancement de projets de démonstration et des études sur les potentialités et opportunités de la mobilité électrique au Maroc», souligne le ministre de l’Energie.

    Rappelons également qu’une convention entre la tutelle, l’Association marocaine de l’industrie solaire et éolienne (Amisole), le Cluster solaire et l’AMEE a été signée. Elle vise le développement d’un système de labellisation des installateurs ou entreprises solaires (PV).

    Dispositif réglementaire

    La tutelle se penche sur la finalisation du cadre réglementaire et institutionnel de l’efficacité énergétique. Plusieurs textes sont en phase d’approbation. Il s’agit du projet de décret approuvant le cahier des charges portant sur l’organisation de l’activité des entreprises de services énergétiques, les dispositions régissant leur création, leur organisation ainsi que leur fonctionnement. S’y ajoute le projet de décret relatif aux performances énergétiques minimales et à l’étiquetage des appareils et équipements énergétiques. Figure parmi les impacts attendus la réduction de 27 % de la consommation énergétique pour les appareils de climatisation et de 29 % pour les appareils de chauffage. Quant au décret relatif à l’audit énergétique obligatoire et aux organismes d’audit énergétique, il a été adopté le 28 mars dernier  par le Conseil de gouvernement.

    Nadia DREF

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