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    Economie

    Le défi du futur Plan Maroc Vert

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5496 Le 16/04/2019 | Partager
    Faire émerger une classe moyenne de jeunes agriculteurs
    L’accent sera mis sur la valorisation et la distribution
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    Tournant décisif pour la stratégie agricole. Dès l’année prochaine, les jeunes agriculteurs seront les véritables acteurs de mise en valeur de pas moins de 1 million d’hectares. Objectif: favoriser l’émergence d’une classe moyenne agricole.

    Pour le moment, le ministère de l’Agriculture est en passe de finaliser la nouvelle vision. Mais au préalable, il doit s’atteler à créer les conditions nécessaires à sa réussite. En particulier, «la définition de nouveaux axes  pour surmonter des contraintes liées à l’organisation des marchés, à la création d’emplois, à l’amélioration des revenus», indique une source proche du dossier.

    Et pour cause! Le plan a réalisé d’importantes avancées au niveau de l’amont agricole. Plusieurs filières ont vu leur production doubler, voire tripler mais la valorisation et la distribution peinent à suivre. Or, c’est dans ces domaines où se trouvent les niches de la création des richesses et de l’emploi.

    D’ici 2021, l’accent sera mis sur le déploiement du contrat-programme de l’agro-industrie. Les textes réglementaires relatifs aux incitations et cahiers des charges ont été publiés. A charge pour les opérateurs de passer à l’action. Le but étant de valoriser les acquis en matière de production agricole.

    Au vu des avancées enregistrées, une des priorités est d’assurer la pérennisation des projets et chantiers déjà lancés avec l’objectif de renforcer leur durabilité à long terme. Parmi ces chantiers et projets, il y a lieu de citer la maîtrise de l’eau et sa rationalisation, compte tenu des défis attendus. A commencer par la pression sur la ressource hydrique, en tant que levier stratégique pour améliorer la productivité et  la sécurité alimentaire.

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    Sur la décennie (2008-2018) la valeur de l'export a fortement augmenté. Mais le déficit de la balance alimentaire est resté à un niveau alarmant -18 milliards de DH

    La poursuite et la pérennisation des programmes d’irrigation du PMV ainsi que les chantiers futurs de mobilisation et de préservation de la ressource eau seront déterminants pour la durabilité des impacts de la stratégie agricole.

    L’autre chantier prioritaire tient au développement de la petite agriculture. Car les enjeux socio-économiques sont énormes. Ils concernent l’amélioration des revenus des petits agriculteurs, la lutte contre la pauvreté, la réforme des circuits de distribution et l’implication des associations professionnelles.

    Dans ce cadre, les projets pilier II peuvent servir de pilotes pour l’introduction de nouvelles dimensions (nouvelles technologies, conseil agricole, développement durable…) au niveau des territoires ruraux.

    Aujourd’hui, les acquis sont appréciables. L’agriculture a nettement  amélioré sa contribution à la croissance économique.  Le PIB agricole, indicateur clé et synthétique des résultats, a connu une augmentation de près de 60 % passant de 79 milliards DH en 2008 à 125 milliards  en 2018, avec un taux de croissance annuel moyen de 7%. L’intégration du secteur au marché mondial n’est pas en reste.

    La valeur des exportations agricoles a été multipliée par 4 fois entre 2008 et 2017, passant de 8 milliards de DH en 2008 à 33 milliards en 2017. Et le déficit de la balance commerciale des produits alimentaires a été sensiblement réduit. Il s’établit actuellement à 18 milliards de DH contre 32,2 milliards en 2012.

    Depuis le lancement du plan Maroc vert, 48 millions de journées de travail additionnelles ont été réalisées, pour atteindre 2,34 millions d’emplois, soit 250.000 à 300.000 équivalents emplois à temps plein.

    A.G.

     

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