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    Par L'Economiste | Edition N°:5495 Le 15/04/2019 | Partager

    ■ Convention de Vienne de 1961
    Julian Assange a été arrêté dans les murs de l’ambassade équatorienne par la police britannique. La Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques précise qu’une intervention des forces de l’ordre du pays hôte est possible «avec le consentement du chef de la mission». Ce qui a été le cas dans l’affaire Assange. Les autorités équatoriennes s’agaçaient depuis quelque temps de ses «violations répétées» aux règles régissant ses conditions d’asile, un grief renouvelé par le président équatorien Lenin Moreno.

    ■ Que risque Julian Assange?
    Sitôt arrêté, il a comparu devant un tribunal londonien qui l’a reconnu coupable d’avoir violé les conditions de sa liberté provisoire, délit passible d’un an de prison. Le ministère américain de la Justice a finalement confirmé que le cybermilitant de 47 ans était inculpé de «piratage informatique» et encourait une peine maximale de cinq ans de prison. Le président Moreno a demandé et obtenu des autorités britanniques que Julian Assange ne soit pas extradé vers un pays où il risquerait la peine capitale.

    ■ Quid du droit?
    Pour WikiLeaks, l’Equateur a illégalement mis fin à l’asile politique de Julian Assange «en violation du droit international», Australien de naissance mais naturalisé équatorien en 2017. Des experts de l’ONU (https://news.un.org) préviennent que son arrestation est une grave violation des droits humains. «Son expulsion de l’ambassade et son arrestation constituaient un pas de plus vers l’extradition…», selon la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard. Elle a ajouté qu’en «procédant à l’arrestation arbitraire du journaliste et militant controversé, le Royaume-Uni mettait potentiellement sa vie en danger».

     

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