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    Où va le Brexit?

    Par L'Economiste | Edition N°:5494 Le 12/04/2019 | Partager
    Un report pouvant aller jusqu'au 31 octobre 2019
    Voici les scénarios possibles

    Les dirigeants européens et la Première ministre britannique se sont accordés sur un report du Brexit pouvant aller jusqu'au 31 octobre 2019. Si l'accord de divorce, conclu par Theresa May avec Bruxelles, est ratifié par les deux parties avant cette date, le départ du Royaume-Uni aura lieu le premier jour du mois suivant. Voici les schémas possibles:

    ■ Sortie avec accord le 1er juin: Theresa May a été jusqu'ici incapable de faire adopter par les députés son accord de divorce. Si l'UE a affirmé qu'elle ne rouvrirait pas les négociations sur le Traité de retrait, la Première ministre peut jouer sur la Déclaration politique pour trouver un compromis à même de rassembler une majorité parlementaire. La dirigeante conservatrice a entamé la semaine dernière des discussions avec le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn. Elle peut aussi organiser une série de votes au Parlement sur différentes options pour la future relation avec l'UE. Theresa May espère faire adopter son accord avant le 22 mai, car elle veut éviter que son pays participe aux élections européennes, prévues du 23 au 26 mai. Si elle y parvient, les Britanniques sortiront de l'UE le 1er juin.

    ■ Sortie avec accord plus tard: Si le Royaume-Uni est toujours membre de l'UE après le 1er juin, cela signifie qu'il aura participé aux élections européennes fin mai. Si l'accord de divorce passe l'étape du Parlement au cours du mois de juin, les Britanniques sortiront de l'UE le 1er juillet. Si c'est en juillet, le 1er août, etc. Un point d'étape sur le Brexit est prévu lors d'un sommet européen fin juin.

    ■ «No deal»: Ce scénario, redouté par les milieux économiques, signifierait une sortie brutale et sans période de transition, ni plan pour la suite de la relation entre le Royaume-Uni et l'UE. Après 46 ans d'appartenance à l'UE, le pays quitterait du jour au lendemain le marché unique et l'union douanière et serait soumis aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce divorce aurait lieu le 1er juin si le Royaume-Uni est toujours membre de l'UE au moment des élections européennes en mai, mais refuse d'y prendre part. Le «no deal» pourrait aussi intervenir le 31 octobre, si May n'est pas parvenue à faire adopter son accord à l'issue des six mois de délai. L'UE et le Royaume-Uni ont intensifié ces derniers mois leurs préparatifs face à cette éventualité, même si les 27 et les députés britanniques disent ne pas en vouloir.

    ■ Elections législatives: Elles peuvent être convoquées si le Parlement et le gouvernement ne parviennent pas à surmonter leurs désaccords sur le Brexit. Un tel scrutin peut aussi être organisé à la suite du vote d'une motion de censure contre le gouvernement.

    Une autre option

    Pas de Brexit! Un tel revirement, soutenu par seulement une minorité de députés, peut avoir lieu en cas de nouveau référendum qui renverserait le résultat de la première consultation, qui avait vu les Britanniques voter à 52% pour le Brexit en juin 2016. L'option d'un référendum a timidement été évoquée par le parti travailliste lors de ses discussions avec le gouvernement, mais celui-ci a répété qu'il s'y opposait. Selon la Cour de Justice européenne, le Royaume-Uni peut aussi décider de renoncer à quitter l'UE sans avoir besoin de l'aval des autres Etats membres.

    F. Z. T. avec AFP

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