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    Santé

    Fès célèbre la journée mondiale de Parkinson

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5494 Le 12/04/2019 | Partager
    Les nouveaux traitements disponibles au Maroc mais pas tous remboursés
    L’Association Maroc Parkinson milite pour une meilleure prise en charge
    Sensibilisation, kiné, suivi… la clé du traitement, selon l’Association Maroc Parkinson
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    Avec quelques collègues, mais surtout des malades parkinsoniens, Dr Ouafae Messouak a créé l’Association Maroc Parkinson en 2016. Son but est de sensibiliser au traitement de cette maladie chronique (Ph. YSA)

    L’Association Maroc Parkinson (AMP) a choisi la ville de Fès pour célébrer la journée mondiale de Parkinson. L’événement de ce 11 avril vise à «rencontrer les malades parkinsoniens souvent isolés et leur parler des nouveaux traitements disponibles. D’ailleurs aujourd’hui, la majeure partie des traitements commercialisés à l’étranger est désormais disponible au Maroc», indique Dr Ouafae Messouak, neurologue et présidente de l’AMP.

    «Contrairement à ce que certains peuvent penser, cette maladie n’est pas une fatalité. Il y a plusieurs médicaments qui sont mis sur le marché, même si certains ne sont pas pris en charge par la mutuelle. Mais, nous avons les traitements qu’il faut», rassure la neurologue.

    Créée en 2016, son association réunit quelque 400 adhérents, en majorité des patients, pour qui elle assure sensibilisation et conseil. «La célébration de la journée mondiale de Parkinson est aussi l’occasion de sensibiliser l’entourage des parkinsoniens», déclare-t-elle à L’Economiste, mais aussi et surtout d’alerter les autorités sur les besoins des malades, et inciter les assurances privées et les mutuelles à revoir leur vision quant à cette pathologie croissante et dont la prise en charge est coûteuse.

    Elle est, pourtant, la 2e cause de handicap moteur chez le sujet âgé (après les accidents vasculaires cérébraux). Elle appelle également à une couverture et une insertion sociale pour les jeunes affectés.

    La maladie de Parkinson qui se traduit par une paralysie tremblante affecte particulièrement les personnes âgées, avec des symptômes cliniques apparaissant entre 40 et 60 ans. Cette maladie chronique est une affection dégénérative, qui nécessite une prise en charge des patients. L’ AMP s’active, ainsi, pour aider les malades dans leur vie quotidienne. Ceci, à travers l’organisation ponctuelle d’ateliers de sensibilisation, rééducation physique et orthophonique, et danse… «afin d’aider les patients à supporter leur mal».

    Outre le traitement de la maladie, l’association encourage la chirurgie du Parkinson, le gamma knife, ainsi que les nouvelles techniques de traitement comme la pompe à apokinon et l’apokinon (Traitement des fluctuations motrices (phénomène on-off) chez les patients atteints de la maladie de Parkinson). Et justement, la rencontre de Fès était l’occasion de mettre en avant ces nouveautés, en partenariat avec le CHU Hassan II de Fès.

    Ainsi, des patients de Fès, mais également de Meknès, ont bénéficié d’ateliers de kinésithérapie et un programme d’animation corporelle (danse). Leurs proches ont été également sensibilisés au traitement. «Car, cette maladie débute de façon progressive, où le patient est indépendant. Mais par la suite, ce dernier risque d’avoir besoin d’un aidant. Lequel ne peut être qu’un membre de la famille», explique Dr Messouak.

    Pour éviter que la maladie évolue de manière rapide, il y a des précautions à suivre, à commencer par prendre en charge correctement la maladie, avec les directives à respecter.

    «Si la majeure partie des patients a plus de 60 ans,  5% des malades sont atteints à l’âge de 40 ans ou bien avant. D’où l’obligation d’un suivi régulier, les bons traitements à prendre à chaque évolution de la maladie, et surtout associer la rééducation et les mouvements à la maison et particulièrement la danse», conseille la présidente de l’AMP.

    Et d’ajouter: «l’orthophonie est aussi de mise afin de limiter la dysarthrie parkinsonienne au cours de l’évolution de la maladie». Rappelons enfin que le nombre des personnes atteintes de la maladie de Parkinson au Maroc avoisine 50.000 avec une moyenne de 4.000 nouveaux cas enregistrés chaque année.

    Symptômes

    Plusieurs formes de symptômes apparaissent chez le malade du Parkinson, dont les plus répandues sont le tremblement, soit une vibration d’une ou plusieurs parties du corps humain, la rigidité musculaire qui provoque un trouble des mouvements et une difficulté à garder l’équilibre. Il y a également d’autres symptômes tels que le piétinement, la perte de la voix, la dépression, la constipation et l’insomnie. Notons que la maladie de Parkinson est la 2e pathologie neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer. Elle touche 1% de la population après 60 ans et survient en moyenne entre 55 et 65 ans.

    Y.S.A.

     

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