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    International

    Algérie: Bensalah nommé président par intérim

    Par L'Economiste | Edition N°:5492 Le 10/04/2019 | Partager
    La rue s’y oppose
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    Une semaine après la démission forcée d'Abdelaziz Bouteflika, c’est Abdelkader Bensalah qui a été nommé, mardi 9 avril 2019, par le Parlement au poste de président par intérim.

    Les Algériens, qui continuent de manifester en masse pour réclamer le départ du «système», avaient clairement affiché leur refus de voir le président du Conseil de la Nation (Chambre haute du Parlement), âgé de 77 ans, prendre l'intérim.

    Comme le prévoit la Constitution, les parlementaires de l'Assemblée populaire nationale (APN, Chambre basse) et du Conseil de la Nation se sont réunis mardi.

    Le rapporteur de la commission parlementaire mixte a lu un rapport en plénière où il est dit que, selon l'article 102, le Parlement confirme la vacation du poste de président et que le président du Conseil de la Nation assume les fonctions de chef d'Etat pour une durée de 90 jours.

    Durant cette période, une élection présidentielle, à laquelle Bensalah ne pourra être candidat, doit être organisée. Cet homme a occupé les fonctions de député, ambassadeur, haut fonctionnaire ministériel, sénateur, et a présidé les deux Chambres du Parlement. Il a accédé à la présidence du Conseil de la Nation trois ans à peine après l'arrivée de Bouteflika au pouvoir. Les partis d'opposition, se basant sur les revendications de la rue, avaient boycotté la réunion du Parlement, refusant de valider cette nomination.

    Vendredi dernier, les Algériens avaient de nouveau défilé en masse pour exiger que soient exclus du processus de transition les hommes-clés de l'appareil mis en place par Bouteflika. Outre Bensalah, deux autres responsables sont visés: le président du Conseil constitutionnel Tayeb Belaïz et le Premier ministre Noureddine Bedoui. Même le quotidien gouvernemental El Moudjahid avait suggéré d'écarter Abdelkader Bensalah de la présidence par intérim.

    Mais le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah exige que la succession de Bouteflika se fasse dans le strict respect de la Constitution. Le mouvement de contestation réclame de sortir de ce cadre pour mettre sur pied des institutions de transition permettant d'engager des réformes profondes et d'organiser des élections libres.

    Hier mardi, des milliers d'étudiants ont crié «Dégage Bensalah!» et «Système dégage», devant la Grande poste, dans le centre d'Alger. D’après des médias étrangers, la police a tiré des grenades lacrymogènes et fait usage de canon à eau pour les disperser. Mais les manifestants étaient encore présents en fin d'après-midi, encerclés par les forces de l'ordre.

    F. Z. T. avec AFP

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