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    International

    Proche-Orient:Trump favorise l’expansion d’Israël

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5481 Le 26/03/2019 | Partager
    Il signe l’ordre de reconnaissance de la souveraineté de Tel Aviv sur une partie du Golan
    Un acte dénoncé par la communauté arabo-musulmane et plusieurs capitales occidentales
    Pour les experts, le droit international interdit l’extension du territoire par la guerre
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    Le milliardaire a adopté depuis son arrivée à la Maison-Blanche une politique de soutien sans faille à Israël. De la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu à sa ligne dure envers l'Iran, en passant par l’appui apporté  à la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, territoire conquis à la Syrie lors de la guerre des Six Jours en 1967 (Ph. AFP)

    Tapis vert pour le Premier ministre israélien qui a été reçu hier lundi à la Maison-Blanche. A deux semaines des élections législatives, à l’issue incertaine, Benjamin Netanyahu est gratifié d’un soutien inespéré de «son ami» Donald Trump via la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan colonisé depuis 1967.  L’ordre devait être signé hier lundi par le président américain, a annoncé le chef de la diplomatie israélienne.

    Cette visite, initialement prévue sur deux jours, sera toutefois écourtée, a annoncé le Premier ministre israélien à la suite d'un tir de roquette en provenance de la bande de Gaza dans la nuit de dimanche à lundi, qui a fait sept blessés légers en Israël. Netanyahu a indiqué qu'il rentrerait dans son pays aussitôt après sa rencontre avec Donald Trump.

    Un tête-à-tête  dans le Bureau ovale devait avoir lieu lundi en milieu de journée. Le président américain espère manifestement donner un coup de pouce au Premier ministre israélien, un homme «dur, intelligent, fort», selon ses propres termes.

    Pour leur troisième rencontre à Washington, le président de la première puissance mondiale offrira au Premier ministre un cadeau de taille: l'officialisation de la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur la partie du plateau du Golan syrien occupée et annexée par l'Etat hébreu.

    Israël a conquis une grande partie du Golan syrien (1.200 km2) lors de la guerre des Six Jours en 1967, avant de l'annexer en 1981. Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

    Si le milliardaire républicain a assuré la main sur le  cœur que cette initiative n'avait rien à voir avec le scrutin pour renouveler la Knesset, il est difficile de ne pas voir un signe fort dans le calendrier de cette annonce.

    Pour Benjamin Netanyahu, qui se présente comme l'homme le mieux placé pour gérer les relations avec les Etats-Unis et son impétueux président, ce geste atteste de leur «amitié».

    Au pouvoir depuis une décennie, Netanyahu est sous la menace d'une inculpation pour corruption présumée dans trois affaires. Et l'ancien chef d'état-major Benny Gantz se présente comme un adversaire sérieux pour les élections du 9 avril.

    Si d'autres présidents américains ont bien sûr entretenu des relations étroites avec des dirigeants israéliens au cours des décennies écoulées, l'alignement entre Trump et Netanyahu est, à de nombreux égards, sans précédent.

    Depuis son investiture en janvier 2017, l'ancien homme d'affaires de New York a multiplié les gages en faveur de l'Etat hébreu, avec en particulier la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël en décembre 2017, et le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv dans la ville sainte au mois de mai suivant.

    Et, même à distance, le locataire de la Maison-Blanche est déjà bien présent depuis des semaines dans la campagne: les partisans de Netanyahu ont affiché aux entrées de Jérusalem et Tel-Aviv des panneaux publicitaires géants des deux hommes se serrant la main.

    A Washington, Benjamin Netanyahu pourrait revendiquer une autre victoire diplomatique: la Première ministre roumaine Viorica Dancila a promis dimanche que son pays allait déménager son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, un transfert qui serait en rupture avec la position européenne et auquel s'oppose toutefois le président roumain.

    Colère et indignation dans le monde

    Les déclarations du président américain Donald Trump en faveur de la «reconnaissance de la souveraineté» d'Israël sur le plateau syrien du Golan continuent de provoquer de vives réactions aussi bien dans le monde arabo-musulman qu’en Occident. Après la condamnation de la Syrie, de la Jordanie, de l'Egypte, de l'OCI, de la Turquie et de l'ensemble de la communauté internationale, l'Irak a à son tour affiché son rejet des déclarations du président Trump. «L'Irak s'oppose formellement à la légitimation de l'occupation du Golan syrien, un crime contre la sécurité de l'humanité», souligne Bagdad.
    Outre les grandes capitales étrangères telles que Moscou, Berlin, ou encore Paris qui ont rejeté les propos de Donald Trump, le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu a adopté une résolution annuelle sur le Golan syrien présentée par le Pakistan au nom de l'OCI qui demande la fin de la construction des colonies juives sur le plateau. Par ailleurs, des experts ont indiqué que le droit international «interdit d'accroître son territoire par la guerre, un des principes  fondamentaux de l'ordre international».

    A. G.

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