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    Analyse

    Sûretés mobilières: Du pain béni pour les TPE

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5475 Le 18/03/2019 | Partager
    Le nouveau régime permettra un meilleur accès de ces opérateurs aux financements
    La nouvelle réglementation permettra aussi de sécuriser les banques et les associations de microcrédit
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    Pour Xavier Reille, directeur de la SFI pour le Maghreb, le projet de loi sur les sûretés mobilières permettra de favoriser l’accès d’une nouvelle population aux prêts des banques et des associations de microcrédit, particulièrement les TPE qui, généralement, ne disposent pas de biens immeubles (Ph. Bziouat)

    - L’Economiste: Le projet de loi sur les sûretés mobilières vient d’être adopté en Conseil de gouvernement. Quel est l’apport de ce texte?

    - Xavier Reille: Il y a deux aspects. D’un côté, la loi, et de l’autre, le registre des sûretés mobilières. Ce dernier sera mis en place en vertu du nouveau texte. Les TPE pourront enregistrer leurs sûretés, qui peuvent être des actifs, des meubles, des ordinateurs, ou encore des factures à recouvrer. Une fois enregistrées dans cette base de données, elles pourront être considérées comme des garanties, avec un système juridique solide autour. Cela va permettre de sécuriser les banques et les associations de microcrédit. Les TPE qui, généralement, n’ont pas de biens immeubles, mais plutôt des actifs, vont pouvoir accéder aux prêts grâce à ces sûretés.

    - Quelles sont les mesures nécessaires pour accompagner les TPE dans cette transformation?
    - Pour aborder ces questions, la première chose à faire est de procéder à une analyse de marché, en vue de segmenter soit par secteur, soit par région. L’idée est de bien connaître le marché dans lequel ces institutions de microfinance vont intervenir. Ensuite, c’est important de connaître la nature des besoins, en vue de bien structurer les produits et satisfaire la demande. Le 3e aspect est lié à la gestion du risque. Puisqu’il s’agit encore du démarrage, il faut que des organisations comme la SFI ou autres, notamment la CCG, puissent donner des garanties pour accompagner ces associations de microcrédit. Je pense aussi qu’elles vont bénéficier des plateformes interopérables, qui devront être mises en place prochainement, permettant des paiements entre les banques, les associations de microcrédit et les opérateurs téléphoniques. Cela va permettre de s’ouvrir sur une nouvelle population, sachant déjà les risques que posent les crédits contractés. L’idée est d’éviter le surendettement. Dans cette configuration, l’adoption du projet de loi sur les sûretés mobilières est une bonne nouvelle.

    - Qu’est-ce qui a changé depuis le relèvement du plafond des microcrédits il y a quelques mois?
    - C’est une bonne chose, dans la mesure où les opérateurs étaient limités à des prêts ne dépassant pas 50.000 DH. Donc cela va permettre de servir une population qui n’avait pas accès aux financements. Maintenant, l’objectif est d’accompagner les institutions. Il faut également voir comment elles vont répondre à cette opportunité. Ça serait intéressant qu’elles préparent des plans de développement pour bien se positionner sur ce segment des TPE.

    Propos recueillis par Mohamed Ali MRABI  

     

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