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    Analyse

    Economie bleue: De nouveaux créneaux porteurs

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5463 Le 28/02/2019 | Partager
    Traitement des algues, transformation des déchets de poissons…
    Les blue-bonds pour drainer de nouveaux investissements
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    La mise en place de clusters spécialisés dans la construction et la réparation navales est l’une des propositions du CESE pour améliorer les performances des activités maritimes et favoriser l’intégration du Maroc dans l’économie bleue au niveau mondial (Ph. Bziouat)

    Au moment où le Maroc s’apprête à revoir son modèle de développement, le CESE plaide pour la prise en compte des atouts de l’économie bleue. Le Conseil appelle à la mise en place d’une stratégie adaptée aux vocations régionales, déployée autour des secteurs traditionnels, comme la pêche, le tourisme ou encore les activités portuaires. Cela devrait s’accompagner du lancement de nouvelles activités comme les biotechnologies marines, la construction navale…

    Pour les secteurs traditionnels, l’idée est de «restructurer les filières existantes, afin d’accompagner leur transition. Cela concerne notamment les aspects réglementaires, budgétaires ainsi que ceux de formation. Pour les nouvelles filières, l’objectif est d’en faire de véritables relais de croissance», selon le CESE. Cette instance insiste sur la nécessité «d’identifier et d’évaluer le potentiel des biotechnologies marines».

    Cela devrait passer par le renforcement des activités de R&D dans ce domaine. Parmi les créneaux porteurs identifiés: le traitement des algues pour extraction de l’agar-agar, utilisé dans le secteur alimentaire et dans l’industrie cosmétique. Certaines espèces d’algues disposent également d’un grand potentiel énergétique, est-il indiqué.

    Les déchets de poissons, notamment les écailles, offrent également des opportunités en matière de transformation pour les secteurs des suppléments alimentaires et des produits cosmétiques. Cela devrait s’accompagner du développement des infrastructures, comme les ports de débarquement, la flotte… Le Conseil appelle, par exemple, à encourager la création de clusters spécialisés dans la construction, la réparation et le démantèlement navals.

    La réussite de cette orientation passe par l’attraction de plus d’investissements. Une feuille de route fiscale est nécessaire, selon le CESE, pour catalyser la transition vers une économie bleue. Après les green bonds, le Conseil plaide pour l’émission de blue bonds, adossés au portefeuille de projets de l’économie bleue.

    La dimension territoriale sera également décisive pour réussir ce virage. Les régions et communes sont appelées à réaliser un inventaire des potentialités et actifs océaniques de leur espace maritime. La révision des programmes de développement régionaux et des plans d’action communaux devrait permettre d’intégrer de nouveaux projets liés aux secteurs de l’économie bleue, selon les recommandations du CESE.

    M.A.M.

     

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