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Syrie: Un «dernier assaut» pour vaincre Daech

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5462 Le 27/02/2019 | Partager
Evacuation des derniers civils avant de lancer les affrontements
Attention à crier victoire trop tôt, a mis en garde le président irakien
Des jihadistes français «seront jugés selon la loi irakienne»
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Hier mardi, les Forces démocratiques syriennes, soutenues par la coalition internationale, ont procédé à des fouilles et des interrogatoires des civiles évacués du dernier réduit de Daesh en Syrie. Objectif, identifier de potentiels jihadistes, avant d’ouvrir les hostilités (Ph. AFP)

Le territoire occupé par Daech en Syrie depuis 2014 continue de se réduire comme peau de chagrin. Hier mardi, les Forces démocratiques syriennes, soutenues par la coalition internationale menée par Washington, soumettaient les évacués du dernier réduit du groupe terroriste, Etat islamique, à des fouilles et interrogatoires.

Objectif: identifier des jihadistes cachés parmi les civils évacués. Ces combattants attendent la sortie des derniers civils de cette zone en vue de lancer «l’assaut final» contre les jihadistes retranchés. Durant les derniers jours, des milliers de personnes ont été transférées vers d’autres parties de la Syrie. Mais attention à l’euphorie des combattants syriens, après avoir resserré l’étau sur les membres de Daesh. Surtout que l’expérience des pays voisins a montré que la bataille est loin d’être gagnée.

C’est ce qu’a précisé le président irakien, Barham Saleh, en visite en France. Pour lui, «il ne faut pas crier victoire trop tôt». Car, «la mission doit être encore accomplie», notamment en «s’en prenant aux causes profondes» ayant favorisé l’émergence de Daech. Le réalisme doit être le maître-mot durant cette période.

Pour le président irakien, «la victoire sur le groupe Etat islamique ne signifie pas la fin de la menace terroriste». Son pays, qui avait déjà réussi à chasser Daech de son territoire, en 2017, craint toujours la menace que font peser les groupuscules qui lui ont fait allégeance.

Autre sujet qui suscite la préoccupation des Etats occidentaux, mais également des pays comme le Maroc, la Tunisie…: le retour des jihadistes après la défaite de Daech. Un groupe de 13 Français, présumés appartenir à l’EI, ont été remis à l’Irak par les forces arabes et kurdes en Syrie. «Ils seront jugés selon la loi irakienne», a déclaré Barham Saleh, lors d’une conférence de presse avec le président français.

M.A.M. 

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