×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Propreté: Casablanca s’engage pour 6 milliards de DH sur 7 ans!

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5459 Le 22/02/2019 | Partager
    Derichebourg et Averda officiellement reconduits
    Les 8 contrats entérinés par les élus
    Coût global: plus de 6 milliards de DH sur 7 ans!
    budget-de-casablanca-059.jpg

    L’adoption des 8 contrats de gestion déléguée de la propreté était au centre des débats, éclipsant les autres points à l’ordre du jour de la session du conseil de la ville qui s’est tenue jeudi 21 février. De gauche à droite: Mustapha Lhaya (PJD), 2e vice-président, chargé des travaux et infrastructures, et Mohamed Haddadi, 3e vice-président en charge de la propreté (Ph. L'Economiste)

    Obligation de résultats, collecte de nuit, sensibilisation des citoyens, contrôle et suivi GPS… Les élus de Casablanca promettent une nouvelle ère pour la collecte des  déchets. «A condition que les Casablancais participent à cet effort», nuance Mohamed Haddadi, 3e vice-président en charge de la propreté.

    Ce dernier s’est félicité de la conclusion des contrats de gestion déléguée après plus d’un an et demi d’âpres négociations. «Nous nous excusons auprès des Casablancais pour cette transition difficile, mais nous avons préféré prendre le temps pour conclure des contrats bien ficelés», poursuit Haddadi. Ce vice-président a d’ailleurs salué l’engagement du ministère de l’Intérieur pour la réussite de cette opération, notamment en finançant cette période transitoire.

    L’adoption des contrats était sans doute le point culminant de la session du conseil de la ville qui s’est tenue jeudi 21 février. Au total, huit contrats ont été validés,  correspondant à 8 préfectures, réparties en 2 lots.

    Le français Derichebourg a donc hérité du périmètre de Sita (Casa-Anfa, El Fida Mers Sultan, My Rachid et Ben Msik) et le libanais Averda sera reconduit sur ses propres territoires (Hay Hassani, Aïn Chock, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi et Sidi Bernoussi).

    L’adoption du mode de rémunération forfaitaire est la grande nouveauté de ces contrats. Bien qu’il soit plus onéreux, ce mode permet plus de contrôle de la qualité du service sur le terrain. Les délégataires ne pourront plus tricher sur les tonnages pour gonfler leurs rémunérations (avec les déchets verts et les gravats). C’était d’ailleurs l’un des motifs de la résiliation des précédents contrats.   

    «Le succès de ce nouveau mode dépendra de plusieurs conditions à commencer par la sensibilisation des citoyens, l’implication des arrondissements et l’adoption du principe du pollueur-payeur», poursuit Haddadi. Selon lui, il n’est pas normal que la commune continue de payer pour la gestion des déchets produits par des entreprises (comme les hôtels, restaurants…).

    Autre nouveauté: l’introduction de la collecte de nuit (22h-6h), qui a l’avantage de réduire les congestion sur les routes. Si les élus s’engagent sur une meilleure qualité de service, plus de suivi et de contrôle (via les arrondissements et la SDL Casa-Environnement), ils ont souligné à l’unanimité l’importance de l’implication et la sensibilisation des Casablancais.

    Et comme nous l’avions déjà annoncé (cf. édition du 20 février 2019), les prestations de collecte coûteront la modique somme de 890 millions de DH, partagée par les 2 délégataires (soit un surplus de 230 millions de DH par rapport à l’ancien mode de facturation). Il s’agit du 2e poste budgétivore pour la commune urbaine (après la masse salariale), représentant le tiers de son budget annuel.

    Pour rappel, en septembre dernier, la ville de Casablanca avait lancé un appel à concurrence international sur offres de prix pour la gestion déléguée, en 4 lots, des services de propreté, soit un an après la résiliation du contrat de Sita, remplacée provisoirement par la SDL Casa-Prestation.

    Visiblement, ce marché n’a pas intéressé grand-monde, puisque les 2 prestataires, qui assuraient le service pour cette période transitoire, ont été reconduits. Selon le maire de la ville, Abdelaziz El Omari, le cahier des charges verrouillé et la promesse d’un contrôle plus resserré (via GPS) auraient dissuadé les futurs prétendants.

    Mais la conclusion de ces contrats ne règle pas pour autant le problème chronique de la propreté à Casablanca. Reste à régler le dossier épineux de la décharge de Médiouna, dont le choix du prochain délégataire (après l’éviction d’Ecomed) n’est toujours pas arrêté.  Faute d’espace suffisant, les déchets s’amoncellent formant des monticules de plusieurs dizaines de mètres, menaçant d’une catastrophe écologique imminente.

    Aziza EL AFFAS

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc