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    Economie

    L’Acaps au Club de L’Economiste: Un agenda pour la solvabilité basée sur les risques

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5456 Le 19/02/2019 | Partager
    Des réunions sur les calibrages entre mars et juin prochains
    Les premières estimations de bilans prudentiels disponibles depuis peu
    Boubrik: «Le secteur a de la marge pour se conformer aux futures exigences»
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    Jusque-là, le calcul de la marge de solvabilité tient compte uniquement du risque de souscription. A l’avenir, il sera élargi à tous les autres risques encourus par les compagnies. Ce qui réduirait significativement les excédents de marge

    A l’image du secteur bancaire, les assurances connaissent une activité réglementaire sans précédent. L’évolution majeure qui attend le secteur est sans équivoque l’implémentation de la solvabilité basée sur les risques.

    A l’avenir, le calcul de la solvabilité intégrera l’ensemble des risques encourus par les compagnies au lieu du seul risque de souscription aujourd’hui. La marge de solvabilité s’élevait à 451% à fin 2017, largement au-dessus du minimum requis. Par contre, les excédents de marge devraient fondre rapidement avec le changement du cadre prudentiel.

    Les choses devraient aller plus vite sur le Pilier II qui vise à muscler la gouvernance des compagnies d’assurance. Un projet de circulaire de 54 articles a été stabilisé pour ce volet. La mise en œuvre de la solvabilité basée sur les risques par morceau n’est pas exclue.

    La transformation lourde se situe au niveau du Pilier I qui traite des aspects quantitatifs. Il appelle à un changement radical de philosophie puisque le calcul des fonds propres s’effectuera sur la base des meilleures estimations et non plus de la valeur comptable. Le secteur a bouclé la première étude d’impact de calcul du bilan prudentiel.

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    Le portefeuille de placement des compagnies s’est élevé à 166 milliards de DH à fin 2017. Aujourd’hui, leur exposition au risque de marché n’est pas pris en compte dans le calcul de la marge de solvabilité

    «Cette étude d’impact est importante et a été menée avec succès. Les résultats des estimations de bilans prudentiels sont disponibles depuis peu», révèle Hassan Boubrik, président de l’Acaps. Ces estimations feront l’objet de discussion entre le régulateur et le secteur pour définir les seuils et les exigences quantitatifs.

    De façon générale, «les fonds propres prudentiels ne seront pas forcément plus lourds que les exigences actuelles. Puisque la marge de solvabilité du secteur est très élevée, nous pensons qu’il a de la marge pour se conformer», indique le président de l’Acaps.

    Par ailleurs, la réforme ne doit pas être décalée de la réalité du terrain. «Le calibrage se fera en tenant compte des spécificités du marché marocain. La progressivité dans la mise en œuvre de la réforme est importante. Nous accorderons le temps nécessaire aux compagnies pour s’ajuster», insiste Boubrik. Les réunions sur les calibrages se tiendront entre mars et juin prochains.

    L’Autorité souhaite lancer la deuxième étude d’impact dès septembre prochain pour des résultats espérés pour février-mars 2020. «Si les études sont concluantes, nous pouvons dès lors arrêter les seuils et établir un calendrier d’implémentation avec le marché», indique le président de l’Acaps.

    F.Fa

     

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