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    Marrakech/Tourisme: Le digital devient la norme pour les voyagistes

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5454 Le 15/02/2019 | Partager
    Les professionnels n’ont plus le choix: la transformation ou la faillite
    Objectif: booster sa stratégie de communication et réinventer la relation client
    Les conclusions du 1er Marrakech Day Digital
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    Pour Taoufik Madih, président de l’Aravms, une entreprise qui n’intègre pas la transformation digitale se fragilise et pourrait connaître, à terme, de sérieuses difficultés sur ses marchés  (Ph. eminence.ae)

    Capter l’intérêt de nouveaux voyageurs à l’heure du numérique nécessite une approche novatrice intégrant les nouvelles habitudes digitales des consommateurs. L’e-tourisme, lui, n’est jamais affecté par la crise, mais en plus gagne du terrain. Et pour cause: les vacanciers organisent leurs voyages eux-mêmes en ligne et se fient davantage aux recommandations publiées dans les réseaux sociaux, dans les sites comparateurs...

    A titre d’exemple, la plateforme de TripAdvisor, qui reçoit plus de 400.000 visites par mois, permet à tout le monde de donner son avis sur une activité de loisir, un restaurant, un hôtel…  Et aujourd’hui, les acteurs  sont conscients de cette force. Au Maroc et à Marrakech particulièrement, c’est avec ces nouvelles tendances que les professionnels doivent composer.

    En quelques années, nous sommes passés d’un marché organisé avec des TO et agences de voyages à un marché où le client peut préparer son voyage en quelques clics. Se battre contre des sites comme Booking ou autres est illusoire. L’avenir du métier ne peut se faire sans une migration vers le numérique.

    «Tout acteur qui ne va pas vers la transformation numérique se condamne à être éjecté», insiste Taoufik Madih, président de l’Association régionale des agences de voyages de Marrakech/Safi (ARAVMS). Ce fut d’ailleurs la première recommandation du Marrakech Day Digital, organisé récemment dans la cité ocre, à l’initiative de l’Aravms  sous l’égide de la Confédération nationale du tourisme et en partenariat avec la Fédération nationale de l’industrie hôtelière.

    Que ce soit pour le tourisme ou pour les autres secteurs économiques ou même le service public, la transformation digitale est devenue un processus irréversible. Le Maroc est conscient des potentialités qu’elle offre. Les GAFA donnent un aperçu de la puissance du positionnement dans le secteur des nouvelles technologies.

    Au Maroc, l’évolution des habitudes des consommateurs semble conforter cette orientation. Sauf que pour l’heure, le plus grand usage des outils technologiques est concentré sur le divertissement, indique le professeur Abderrahim Hansali, président de la Fondation Maroc Numérique. Il faut intégrer ce monde digital tout en y proposant un professionnalisme intelligent tant au niveau de l’offre qu’au niveau du service, estime Madih.

    Et avant de penser aux budgets, il faut aussi réfléchir au coût de la non-transformation. «Une entreprise qui n’intègre pas la transformation digitale se fragilise. Elle se déconnecte de son écosystème et, à terme, pourrait connaître de sérieuses difficultés sur ses marchés».

    Il faut dire que les technologies qui marquent les mutations se démocratisent de plus en plus. Les développements de sophistication des apports de ces technologies sont également accompagnés de baisses continues des coûts. Du coup, le prix d’acquisition des technologies ne constitue pas un frein en soi.

    Pour Jéremie Daum, consultant et formateur en communication digitale, sans aller vers de gros budgets, on peut démarrer avec juste quelques bonnes pratiques: avoir un site bien référencé, choisir les bons canaux, avoir du contenu et publier des vidéos… C’est aussi une opportunité réelle pour toucher un plus large public et augmenter le chiffre d’affaires.

    Cette  transformation digitale, que certains acteurs touristiques de Marrakech ont déjà démarrée, nécessite des investissements tant en termes d’outils qu’en ressources humaines. Des investissements utiles et rapidement rentabilisés puisqu’ils sont tournés vers l’acquisition des clients.

    Les hôteliers logés à la même enseigne

    Tout comme les voyagistes, les hôteliers n’ont pas non plus le choix et doivent prendre le train du numérique. Certains l’ont déjà fait avec de gros moyens à l’instar du groupe Accor. D’autres sont en train d’investir dans ce domaine. C’est que l’hôtellerie est prise dans un étau par les Online travel Agency (OTA) comme Booking ou Expedia qui réalisent 67% des réservations face à 13% en réservation directe. Les commissions pour les hôteliers peuvent atteindre 30%. C’est ce qui a d’ailleurs motivé les récentes guerres entre les grandes chaînes de marques et OTA, les premiers investissant dans des campagnes visant à encourager les réservations directes via leurs sites. Pour que la mutation numérique se fasse de la façon la plus optimale, l’hôtelier doit pouvoir trouver un juste équilibre et contrôler une stratégie de commercialisation pérenne, souligne Lahcen Zelmat, président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière.

    De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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