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    International

    Sommet de l’UA à Addis-Abeba: La lutte contre le terrorisme au cœur des discussions

    Par L'Economiste | Edition N°:5451 Le 12/02/2019 | Partager
    Les dirigeants cherchent à sauver le Sahel
    L’Egypte prend la présidence

    Le Sahel connaît une situation sans précédent en matière de défi sécuritaire. Intervenant en marge du 32e Sommet de l’Union africaine qui s’est tenu les 10 et 11 février 2019 dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, le commissaire de l'Union africaine pour la Paix et la Sécurité Smaïl Chergui a déploré la «progression du terrorisme dans le Sahel».

    Il a appelé «à combiner la réponse militaire à une lutte contre ses causes profondes, notamment économiques et politiques». Les déclarations de Chergui rejoignent l'engagement du nouveau président en exercice de l'UA, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Ce dernier a appelé dimanche lors de sa prise de fonctions à lutter contre les causes du terrorisme.

    Chergui a par ailleurs regretté les difficultés de financement de la force G5 Sahel (Burkina, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad). «Les troupes sont prêtes, mais ce sont les équipements qui manquent», a-t-il assuré.

    Ces dernières années, les groupes terroristes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par une intervention militaire française, mais ont en revanche regagné du terrain dans le centre de ce pays. Et le phénomène s'étend au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires. Le Tchad subit quant à lui des menaces de déstabilisation sur toutes ses frontières.

    «Une série d'élections pacifiques et de trêves font souffler un vent d'espoir en Afrique», a indiqué pour sa part le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

    Par exemple, l'Ethiopie et l'Erythrée ont mis fin l'année dernière à vingt ans de guerre froide tandis que le Soudan du Sud tente de faire entrer en vigueur le dernier d'une longue série d'accords de paix pour mettre fin au conflit meurtrier qui le déchire depuis cinq ans.

    Un accord de paix vient d’être signé entre le pouvoir centrafricain et les groupes armés qui occupent 80% du territoire de la Centrafrique. Ce qui suscite l'espoir de voir s'achever une crise qui, depuis 2012, a fait des milliers de morts et plus d'un million de déplacés. «Tout cela a été réalisé grâce aux efforts conjoints des Nations unies et de l'UA (...) pour s'assurer que les armes se tairont à partir de 2020 sur le continent africain», a ajouté Guterres.

    En assurant la présidence tournante de l'UA, le chef de l'Etat égyptien Abdel Fattah al-Sissi devrait axer son action sur la sécurité, le maintien de la paix et la reconstruction post-conflit… Des questions étroitement liées au thème de l'UA choisi pour 2019: «année des réfugiés, rapatriés et personnes déplacées».

    «La voie est encore longue en vue d'atteindre l'objectif de l'UA de faire taire les armes d'ici à 2020 sur un continent traversé de nombreux conflits», a souligné le président égyptien, qui a annoncé l'organisation d'un forum pour la paix et le développement à Assouan (Egypte) courant 2019.

    Abdel Fattah al-Sissi s'est engagé à poursuivre certains efforts déployés par son prédécesseur (son homologue rwandais Paul Kagame) à commencer par l'entrée en vigueur de la Zlec, un des projets clés de l'UA pour renforcer l'intégration du continent.

    Si l'Egypte a assuré être engagée dans le processus de réformes, l'instauration d'une taxe de 0,2% sur les importations permettant d'assurer l'indépendance financière de l'UA (dont plus de 54% du budget 2019 proviendra de donateurs étrangers) pourrait ne pas passer les réticences des Etats... Egypte en tête.

    Un Fonds pour la paix lancé en novembre, destiné à financer les réponses aux crises sur le continent avant qu'elles ne dégénèrent en conflits ouverts, est désormais doté de 89 millions de dollars fournis par 49 pays, a annoncé le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki. Bien loin de l'objectif final de 400 millions de dollars.

    Le Maroc y était

    Présidant la délégation marocaine à ce sommet, le chef du gouvernement, Sâadeddine El Othmani, a mis en avant la volonté du Maroc à développer ses relations avec l’Ethiopie qui «joue un rôle important sur la scène africaine». Il a également exposé la volonté du Royaume à partager ses expériences dans le domaine agricole (Plan Maroc Vert) avec les pays africains.

    F. Z. T. avec agences

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