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    Dossier Spécial

    Spécial Casablanca/Casa Anfa: Les premiers buildings prennent vie

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5449 Le 08/02/2019 | Partager
    Les livraisons se poursuivent pour la 1re tranche
    La tour CFC Authority reçoit ses premiers locataires
    18 hectares d’espaces verts aménagés
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    Que ce soit au niveau de la réalisation des infrastructures des voiries, ou de l’insertion des nouveaux moyens de transport collectif, le projet a été conçu en prenant compte des challenges actuels de la mobilité, un enjeu primordial dans une métropole de l’importance de Casablanca (Ph. F. Al Nasser)

    Dix projets immobiliers d’envergure, 5 chantiers de tours, deux écoles opérationnelles, 18 hectares d’espaces verts… Les contours du nouveau pôle urbain Casa Anfa se précisent. Et ce n’est que la première tranche d’un projet, qui prendra des années, voire des décennies avant d’être totalement achevé.

    Casa Anfa n’est pas un simple projet immobilier. Il s’agit plutôt d’une opération urbaine globale qui contribuera à positionner la ville en tant que métropole attractive, selon le management de l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa (AUDA), la filiale de CDG qui porte ce projet.

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    Aujourd’hui, la plus emblématique des tours, siège de CFC Authority, s’apprête déjà à accueillir ses premiers locataires dès ce mois-ci. Les tours AWB, BCP, CIMR et Maroclear sont toutes en cours de construction. Ce nouveau quartier d’affaires abritera Casablanca Finance City où s’installeront des institutions financières nationales et des multinationales.

    Sur la composante habitation et immeubles de bureaux, certains promoteurs ont également entamé les livraisons. C’est le cas de Asma Invest qui a déjà finalisé son premier projet et entamé la construction du second. Yasmine Signature a pour sa part livré la première tour végétale à usage résidentiel, deux autres sont en cours de réalisation. Des opérateurs immobiliers de renom, comme Bouygues ou CGI ont également livré leurs acquéreurs. D’autres suivront dans les prochains mois (TGCC, Linkcity, Thomas & Piron…).

    Sur le volet équipements, deux institutions sont opérationnelles. Il s’agit de l’Ecole française internationale (EFI Casablanca) lancée en 2017 et qui accueille déjà 700 élèves. Le groupe scolaire La Résidence a pour sa part ouvert ses portes en septembre 2018. Parmi les autres équipements prévus figurent une clinique (en chantier), un centre commercial (en cours de construction), des commerces de proximité, des hôtels …

    Mais Casa Anfa ne se résume pas à des blocs de bétons, des buildings, tours ou bâtiments divers. Le nouveau pôle urbain donne la part belle aux espaces verts. Près du tiers du projet, soit 100 hectares, est ainsi réservé aux espaces verts et aux promenades avec l’aménagement de traverses dédiées aux piétons et aux circulations douces. Il va sans dire que le projet répond aux standards internationaux avec un ratio espaces verts par habitant d'environ 10 m², sachant que la moyenne de Casablanca y est de moins de 1 mètre carré par habitant (alors que la norme internationale préconise 10 à 12 m2/habitant en tant que seuil minimal).

    L’ensemble de ces espaces verts constitue des liaisons piétonnes entre les différents quartiers du projet. Ainsi, jardins frais, palmeraie et jardins intérieurs sont disséminés autour d'Anfa Park, un grand parc central de 50 hectares inscrit dans la géométrie de la piste de l'ancien aéroport. Aujourd’hui, 18 hectares (sur les 50 prévus) sont déjà aménagés.

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    Le cœur économique de Casa Anfa abritera la future place financière, qui devrait contribuer à positionner la ville en tant que hub financier international. Le projet comprend, en outre, un vaste réseau de parcs, jardins et espaces verts et bénéficiera d’une bonne accessibilité, notamment à travers de nouveaux modes de transport collectif (Tram/BHNS) (Source: Auda)

    Et pour assurer une bonne connectivité, Casa Anfa est desservi par la ligne 1 du tramway à travers 5 stations situées à des points d’affluence au sein de la 1re tranche du projet. Il est également prévu que Casa Anfa soit desservi par une ligne de Bus à haut niveau de service (BHNS), un projet en cours de réalisation par Casa-Transports. Ces nouveaux modes de transport, conjugués à un réseau de voiries aménagé en continuité avec la trame de la ville et les lignes d’autobus, assureront une connexion avec le reste de la ville.

    De plus, pour faciliter l’accès au projet et le relier aux principaux lieux et quartiers de Casablanca en des délais de parcours assez courts (de 5 à 25 mn), l’AUDA a participé au financement pour la réalisation de l’échangeur nœud A et des deux trémies aux niveaux du carrefour Azbane et du carrefour des Facultés. Ces travaux permettront de relier Casa Anfa à l’aéroport de Casablanca en moins de 25 minutes.

    Pour rappel, l’AUDA a pour mission l’urbanisation du site de l’ancien aéroport d’Anfa, pour y développer une nouvelle centralité. Elle joue pour cela le rôle de maître d’ouvrage général du projet et de garant de sa bonne réalisation. Ses missions couvrent notamment les périmètres d’apurement du foncier, de viabilisation du site, de réalisation des espaces publics et du pilotage du développement des parcelles selon des montages appropriés.

    Un relais de l’Aéropostale

    Au début des années 1910, alors que l’aviation civile était encore balbutiante, la ville de Casablanca se dote de l’une des toutes premières bases aériennes du continent. A cette époque, le lieu est un camp militaire français, pensé pour accueillir la flotte naissante des tout premiers aéronefs. Connu sous l’appellation «Aérodrome d’Anfa», ce site historique portait jadis le nom de Camp Cazes, un pilote français devenu symbole de l’avènement de l’armée de l’air. Au début des années 1920, l’aérodrome devient un point relais majeur de la ligne d’aviation de l’Aéropostale qui acheminait le courrier d’Europe vers l’Afrique. Il prend une nouvelle dimension, devenant ainsi une étape incontournable pour des pionniers de l’aviation, les pilotes de la mythique Aéropostale de Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry, Henry Guillaumet… L’aérodrome d’Anfa se situe aujourd’hui au cœur du renouveau urbain de Casablanca incarné par le projet Casa Anfa. L’AUDA vient d’ailleurs de lancer un appel à idées pour la mise en valeur du bâtiment de l’aérogare. L’idée est de le transformer éventuellement en musée de l’aviation ou en centre commercial tout en gardant la structure métallique d’origine.

    Chiffres-clés

    • Superficie globale: 350 hectares
    • Surface constructible: 4,3 millions de m²
    • Logements: 2,3 millions de m²
    • Bureaux: 1,3 million de m²
    • Equipements divers: 700.000 m² (éducation, santé, commerce,    hôtels, culture, loisirs, sport…)
    • Espaces verts: 100 hectares,     dont un grand parc central     de 50 hectares  
    • 100.000 habitants à terme
    • 100.000 emplois prévus
    • Focus sur la 1re tranche
    • 750.000 m² Shon (surface hors œuvre nette) placés sur un total de 1,2 million de m² Shon
    • Dont 230.000 m² Shon pour la composante bureaux
    • 460.000 m² Shon pour la composante logements
    • 60.000 m² Shon pour les équipements

    Aziza EL AFFAS

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