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    Peur de l’échec: 64% des porteurs de projets renoncent à leur rêve!

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5446 Le 05/02/2019 | Partager
    Le Maroc, là où on a le plus peur d’échouer
    Une note médiocre de 4,3/10 pour l’environnement entrepreneurial
    Les conclusions du Global Entrepreneurship Monitor 2018
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    Avec un taux d’activité entrepreneuriale (TAE) de 6,65%, le Maroc fait partie des pays où l’on compte le moins d’entrepreneurs (en train de lancer un business ou gérant une entreprise de 0 à 42 mois). Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique, il est classé dernier en la matière. L’Angola est le pays où l’enquête a relevé le plus fort TAE de l’échantillon, soit 41%

    Ce n’est pas un scoop, les Marocains sont allergiques à la prise de risque. Ils sont aussi tétanisés par la peur de l’échec. Une étude menée auprès d’une cinquantaine de pays, avec un échantillon de 164.269 adultes de 18 à 64 ans, vient le prouver, chiffres à l’appui.

    Selon l’édition 2018 du Global Entrepreneuship Monitor (GEM), la plus grande enquête sur l’entrepreneuriat au monde, 64,2% des Marocains porteurs de projets y renoncent par peur d’échouer. Le Maroc est, de ce fait, le pays où l’on craint le plus l’échec. Il est classé premier sur cet aspect, sur 49 économies.

    Les porteurs de projets sont souvent victimes de la pression de leur entourage, mais aussi d’un environnement entrepreneurial des plus difficiles. Sur ce volet, le Maroc est classé parmi les derniers. Il est 47e sur 54 pays, avec une note de 4,3/10.

    Rareté des financements et programmes d’accompagnement, forte fiscalité, bureaucratie, manque d’éducation à l’entrepreneuriat… L’écosystème entrepreneurial n’encourage pas à la création d’entreprises, alors que le potentiel est considérable. 44% des sondés envisagent de tenter l’aventure dans les trois prochaines années.

    Cependant, peu osent se lancer. Le taux d’activité entrepreneuriale (part des adultes en train de créer un business ou venant de démarrer une nouvelle entreprise de 0 à 42 mois) est parmi les plus faibles. Il est de 6,65%, contre une moyenne de 6,25% sur les trois dernières années. Le Maroc est l’un des deux pays de l’échantillon avec le plus grand gap entre intentions et créations d’entreprises, aux côtés de l’Egypte.

    L’enquête relève, en outre, un usage limité de la technologie et un manque d’innovation. Les projets, pour leur part, restent concentrés sur des secteurs à faible potentiel en termes de création d’emplois de qualité et de valeur ajoutée. D’ailleurs, les deux tiers des entrepreneurs (64%) ne prévoient de créer aucun emploi sur les 5 prochaines années. 27,3% envisagent d’embaucher une à cinq personnes, tandis que seuls 8,7% pensent recruter six salariés ou plus.

    Le Maroc compte aussi parmi les pays où on relève le plus d’abandons de business. Près de la moitié des activités entrepreneuriales sont abandonnées. 47,7% des entrepreneurs ayant quitté leur affaire ont préféré vendre leur entreprise, 21% ont mis un terme à leurs activités car leur projet n’était pas rentable et 10,7% en raison de difficultés financières.

    Le tableau est loin d’être réjouissant. Le pays a encore un long chemin à parcourir, pour mettre en place un écosystème entrepreneurial incitant à la prise d’initiative et à l’innovation.

    Ahlam NAZIH  

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