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    Classe inversée: «Nouveau standard pédagogique»

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5446 Le 05/02/2019 | Partager
    Les écoles se transforment en lieu d’échanges et de débats
    Etudes de cas et exercices durant les cours
    Une approche qui rend l’étudiant maître de son apprentissage
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    Mohammed Diouri, fondateur de l’Institut supérieur d’ingénierie et des affaires (ISGA) et Khalid Benzakour, directeur général du groupe, insistent sur l’importance d’intégrer l’innovation dans le système d’enseignement supérieur afin d’améliorer la qualité de la formation (Ph. L’Economiste)

    A l’ère du digital et de l’intelligence artificielle, les écoles et universités publiques et privées au Maroc, sont encore à la traîne. Elles se veulent innovantes alors que la majorité se contente de réajuster ses programmes, en réadaptant ses filières à la demande des entreprises.  

    Pourtant, ces établissements ne devraient pas s’arrêter là. «L’innovation dans le système d’enseignement supérieur consiste à mettre en pratique un concept nouveau, par un enseignant, un administrateur, voire toute une école qui vise à améliorer la qualité», indique le management de l’Institut supérieur d’ingénierie et des affaires (ISGA), lors de la table ronde organisée récemment à Casablanca, sous le thème  «la place de l’innovation dans le système d’enseignement supérieur au Maroc».

    Aujourd’hui, la capacité de concentration des étudiants diminue de plus en plus. Les enseignants ont du mal à canaliser l’attention de leur classe durant des cours qui durent 2 heures. L’accès à internet dans les écoles en est en partie responsable. Il a considérablement augmenté les sources de distraction et a compromis la concentration des étudiants, ainsi que les échanges avec les professeurs.

    «Pour qu’ils s’intéressent aux cours, il faut les faire participer. Que l’étudiant devienne acteur de son apprentissage», tient à préciser Khalid Benzakour, directeur général de l’ISGA. Transformer les classes en lieu de débats et d’échanges, où les étudiants donnent le tempo. Une approche qui les pousse à se responsabiliser vis-à-vis de leur apprentissage. «C’est ce que l’on appelle les classes inversées. Ce modèle d’enseignement est sur le point de devenir le standard pédagogique des grands établissements», souligne Benzakour. Les apprenants préparent leur cours théorique à l’avance chez eux, à travers des capsules éducatives. En classe, ils se penchent sur les exercices et les études de cas.

    Depuis plus d’un an, l’ISGA a décliné cette méthode dans ses 5 campus qui se trouvent à: Rabat, Casablanca, Marrakech, Fès et El Jadida. Le quart des cours sont dispensés en e-learning, grâce à une plateforme dédiée.

    «Nous sommes toujours en train de former l’ensemble de notre corps enseignant à cette approche», indique Mohammed Diouri, fondateur du groupe. Cependant, le changement ne fait pas toujours l’unanimité. Certains professeurs sont réticents à ce type d’enseignement. «Ceux qui ne veulent pas s’adapter pourraient s’éjecter eux-mêmes du système», avertit Khalid Benzakour.

    T.E.G.

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