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    TangerMed s’affranchit du port d’Algésiras

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5445 Le 04/02/2019 | Partager
    Les ports de Vigo et Motril pour étoffer les alternatives
    Eviter d’emprunter les routes espagnoles, principal gain
    L’automobile et l’agroalimentaire, les principaux débouchés
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    La connexion de TangerMed avec Motril et plus récemment Vigo permet de s’affranchir de l’hégémonie d’Algésiras, devenu un véritable entonnoir (Ph. L’Economiste)

    Le port TangerMed continue de s’imposer sur le Détroit et de tailler des croupières aux autres ports de la région. Mais l’un de ses objectifs prioritaires semble être la réduction de sa dépendance avec le voisin espagnol d’Algésiras.

    Ce dernier est l’un des plus grands ports espagnols qui monopolise l’essentiel des connexions avec le Maroc. Paradoxalement, c’est le port qui concentre le plus grand nombre de critiques de la part des opérateurs nationaux qui le considèrent comme un passage difficile.

    Un effort de diversification a d’ores et déjà été entrepris avec des connexions vers plus de 120 ports dans le monde, surtout en matière de trafic conteneurisé. Dans le domaine du trafic roulier, des connexions ont été établies avec les ports de Motril et celui de Vigo qui semble être l’un des plus prometteurs.

    Vigo est connecté à TangerMed par un bateau adapté au trafic de charges roulantes, en particulier les camions Tir. La connexion, lancée en 2017, a connu une croissance rapide en termes de trafic pour atteindre en 2018 la deuxième place. La ligne est exploitée par la compagnie Suardiaz et a ciblé particulièrement les équipementiers dans un premier temps.
    En 2018, la connexion TangerMed-Vigo a frôlé les 134.000 tonnes en croissance soutenue de 2,2% par rapport à 2017.  

    trafic_tanger_med_045.jpg

    Le trafic roulier, essentiellement des camions TIR est en croissance soutenue depuis plusieurs années au port TangerMed. Industrie automobile oblige, mais aussi d’autres types de marchandises qui cherchent une voie confortable pour transiter vers l’autre rive du Détroit

    Mais les expectatives laissent présager une croissance plus forte, surtout avec le lancement futur du trafic en équipements automobiles avec l’entrée en service imminente de l’usine automobile de PSA à Kenitra mais aussi avec l’agroalimentaire. En effet, le port espagnol prépare le terrain pour l’exportation de produits de la pêche à partir du port de TangerMed. Les autorités de Vigo ont déjà annoncé leur intention de doter le port d’un centre de contrôle des importations à Bouzas (Vigo), qui permettra de s’affranchir du goulot d’étranglement que suppose Algésiras.

    La connexion maritime a beaucoup d’avantages pour séduire. Les durées de traversée sont plus longues certes mais les camions peuvent éviter de rouler sur une grande partie du territoire espagnol avec des avantages indéniables en termes environnemental et économique et de sécurité.

    Une autre liaison qui est sur la voie du succès est celle de TangerMed-Motril lancée en 2016. Cette ligne permet de connecter directement  les opérateurs avec le sud de l’Espagne. La traversée est certes plus longue mais permet d’éviter de conduire le long des 240 km qui séparent Algésiras de Motril, un argument majeur.

    Motril offre aussi la possibilité d’un accès direct à l’autoroute A-7, une des voies névralgiques du transport routier au sud de l’Europe, avec dans la même logique, un voyage plus confortable pour les équipages des camions TIR, une réduction du kilométrage et des coûts.

    TIR: Une croissance à deux chiffres

    Le Transport international routier (TIR) constitue le moyen de transport le plus utilisé en matière d’export vers l’Europe par les industriels marocains. Il permet aux équipementiers, en particulier, de réduire leurs délais de transit en voyageant sans arrêt entre les soutes des ferrys et les routes ce qui leur permet de desservir une bonne partie de l’Europe continentale en moins de 48 heures. En 2018, il dépasse pour la première fois la barre des 300.000 unités suite à l’accélération du secteur automobile et la montée en charge de la production de l’usine de Renault de Tanger.

    Ali ABJIOU

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