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    International

    Brexit: Theresa May prépare son «plan B»

    Par L'Economiste | Edition N°:5436 Le 22/01/2019 | Partager
    Elle veut éviter au Royaume-Uni une rupture sans accord
    Le FMI inquiet des conséquences
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    Près d'une semaine après le rejet de l'accord de divorce qu'elle avait négocié avec l'Union européenne, la Première ministre britannique Theresa May tente de rallier les députés derrière son «plan B» pour le Brexit.

    A dix semaines seulement de la sortie prévue de l'UE, le 29 mars, la dirigeante conservatrice doit trouver une voie pour éviter au Royaume-Uni une rupture sans accord. Cela est synonyme de risques de pénuries, d'embouteillages autour des ports et d'effondrement de la livre.

    Theresa May va retourner à Bruxelles pour rediscuter de la question de la frontière irlandaise. Lors d'une conférence téléphonique avec ses ministres, la Première ministre britannique aurait affirmé qu'elle cherchait toujours à faire plier l'UE sur une disposition visant à éviter le rétablissement d'une frontière dure entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, malgré les refus répétés de Bruxelles de revenir sur ce point très controversé au Royaume-Uni. 

    «Il est clair déjà qu'un nombre important de collègues ont exprimé des inquiétudes sur le backstop et c'est l'un des domaines que nous allons examiner», a déclaré le porte-parole de la dirigeante, sans exclure la volonté d'une réouverture des discussions sur le traité de retrait.

    Ce filet de sécurité (backstop en anglais), qui n'entrerait en vigueur qu'à défaut d'autre solution à l'issue d'une période de transition, prévoit une union douanière entre le Royaume-Uni et l'UE, avec en sus, pour l'Irlande du Nord, un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes.

    De quoi doucher les espoirs de Theresa May, le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, a exclu toute renégociation de l'accord, «le meilleur possible» selon lui. Plusieurs ministres européens des Affaires étrangères, réunis lundi 21 janvier 2019 à Bruxelles, ont abondé dans son sens. A Dublin, le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney, a indiqué que son pays était attaché à l'ensemble du traité.

    Le FMI a appelé Britanniques et Européens à mettre fin aux incertitudes entourant le Brexit, estimant que cette situation avait déjà pesé sur les investissements au Royaume-Uni.

    «Il est impératif que les dirigeants politiques mettent rapidement un terme à cette incertitude sur le Brexit», a indiqué Gita Gopinath, la conseillère économique et directrice du département des études du Fonds monétaire international, lors d'une conférence en amont du World Economic Forum (WEF) à Davos (voir aussi article).

    Dans ses nouvelles prévisions, le FMI anticipe pour le Royaume-Uni une croissance de 1,5% en 2019 et 1,6% en 2020.

    F. Z. T. avec AFP

     

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