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    Economie

    Trésor: Les levées vont rester limitées en 2019

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5436 Le 22/01/2019 | Partager
    Elles devraient augmenter à 117 milliards de DH
    Financement des besoins à court et moyen terme
    Petite hausse prévue du déficit public à 43,2 milliards de DH
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    Le marché ne devrait pas être déstabilisé par un besoin important du Trésor public en 2019. Celui-ci resterait contenu à 117 milliards de DH

    Pas de déséquilibre attendu sur le marché des bonds du Trésor pour 2019. Il n’est pas prévu que les levées du Trésor public soit extraordinairement importantes. Selon l’analyse de CDG Capital qui présentait ses observations sur la loi de Finances 2019 à ses clients, lundi 21 janvier, les levées brutes du Trésor ne devraient augmenter que de 7 milliards de DH, pour des besoins annuels annoncés à 117 milliards de DH.

    Ceux-ci devraient rester à un niveau mensuel compris entre 9,5 et 10 milliards de DH principalement sur le court et moyen terme  En face, les tombées vont se réduire à 74 milliards de DH. Le déficit public atteindrait 43,2 milliards de DH au terme de l’exercice budgétaire de 2019.

    Il ressortirait, comme le relèvent les analystes de la banque d’affaires de CDG, en augmentation de 600 millions de DH par rapport à 2018. Ils se sont basés sur une estimation du PIB nominal pour 2018 et 2019, en utilisant les taux de croissance prévus de 3,5% et 3,2% et les taux d’inflation de 2% et 1% respectivement.

    Or le déficit inscrit dans la loi de Finances est à 3,7% pour 2019 contre 3,8% en 2018. Justement, au niveau de la loi de Finances, le bilan macroéconomique ressort mitigé pour CDG Capital qui constate un ralentissement supplémentaire de la croissance et un rétrécissement additionnel de la sphère monétaire. Ce qui ne semble pas justifier, selon les analystes, les orientations stratégiques de cette nouvelle loi qui est véritablement tournée vers un accroissement des recettes fiscales.

    «Les réformes visent, entre autres, à accroître les recettes à travers l’annulation ou l'allégement de certaines exonérations (immobilier, banques et holding offshore)», indiquent les analystes de CDG Capital. Celles-ci visent également à réduire la pression fiscale sur les faibles revenus et consolider l’équité fiscale en supprimant la double taxation. Cela se traduirait par une hausse (6%) des recettes fiscales d’environ 12 milliards de DH.

    Cette «loi de recettes» prévoit un rebond significatif des encaissements fiscaux dans un contexte difficile (ralentissement de la demande intérieure, le boycott, baisse prévue de la demande étrangère…). En parallèle, il est prévu une hausse (à deux chiffres) des dépenses ordinaires, particulièrement celles relatives aux biens et services, au détriment des investissements dont l’enveloppe a reculé de 10% à 57,6 milliards de DH.

    Toujours est-il, les analystes de CDG Capital insistent sur le fait que les perspectives inscrites dans la loi de Finances 2019 sont conditionnées par la réalisation d’une compagne agricole moyenne au-dessus des 80 millions de quintaux.

    Le cas échéant, ils prédisent un recul plus important de la croissance, une inflation plus élevée, un déséquilibre plus accentué de la balance commerciale et une dégradation supplémentaire de la sphère monétaire suite à un ralentissement plus important des crédits.

    Moulay Ahmed BELGHITI

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