Culture

Concert classique Les musiciens du Maghreb à l’unisson

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5432 Le 16/01/2019 | Partager
Benabdejalil, Tchaïkovski et Beethoven à l’honneur
Une série de concerts à travers le Maroc
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L’Orchestre philharmonique du Maghreb a vu le jour en janvier 2015, à l’initiative de la Fondation Ténor. Il est constitué de musiciens algériens, marocains et tunisiens issus des plus grands orchestres internationaux (Ph. OPM)

Tchaïkovski, Beethoven et Nabil Benabdeljalil, 3 compositeurs de talent, mais d’univers différents, seront à l’honneur pour le concert du nouvel an de l’Orchestre philharmonique du Maghreb. Plusieurs concerts sont programmés à Agadir, Rabat, Casablanca et Oujda du 20 au 26 janvier.

La formation, constituée de musiciens algériens, marocains et tunisiens, issus des plus grands orchestres internationaux, a pour vocation de faire rayonner, à travers la musique classique, les valeurs de partage et de fraternité entre ces pays voisins. Pour cette 4e édition, les musiciens seront accompagnés de Dina Bensaïd au piano, Mohamed Hiber au violon et Bruno Philippe au violoncelle. Sous la baguette d’Olivier Holt. 

C’est avec  un adagio pour cordes d’inspiration arabe et orientale de Benabdeljalil que la formation ouvrira le bal.  L’orchestre compte interpréter également  le Triple concerto en do majeur de Beethoven et la Symphonie n° 5 de Tchaïkovski. De la création contemporaine du compositeur marocain aux incontournables de la musique symphonique, les concerts proposent une programmation d’une grande variété.

Compositeur russe le plus prolifique du XIXe siècle, Tchaikovski écrit les premières symphonies romantiques russes, de 1866 à 1893. Dans les trois dernières de son cycle qui en comporte six, il y retranscrit le poids du destin qui l’accable. Une intensité qui trouve en l’orchestre symphonique toutes les subtilités lui permettant l’expression de la richesse de ses émotions.

Précurseur lui aussi du romantisme, l’œuvre de Ludwig van Beethoven est caractérisée, notamment,  par l’originalité de ses créations, dont il fait preuve dans son Triple concerto. C’est ici par l’effectif instrumental inédit, unissant un orchestre symphonique à une formation de musique de chambre, composée d’un piano, d’un violon et d’un violoncelle, qu’il innove. Beethoven y a magnifiquement su donner sa place à chacun des instruments, les uns par rapport aux autres et les uns avec les autres, créant un dialogue entre eux. 

L’Orchestre philharmonique du Maghreb a vu le jour en janvier 2015, à l’initiative de la Fondation Ténor. Pour ses premiers concerts, cette formation a été dirigée par le grand chef franco-tunisien Fayçal Karoui. La soprano algérienne Amel Brahim-Djelloul et la pianiste marocaine Dina Bensaïd, toutes deux diplômées du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMD), se sont jointes à cette initiative originale en tant que solistes.

En 2016, le projet a pris une ampleur toute particulière, avec l’organisation d’une tournée de concerts au Maroc et en France autour du Requiem de Verdi. En 2018, c’est sous le thème des Comédies musicales que l’Orchestre philharmonique du Maghreb a célébré la nouvelle année. Une programmation festive qui a rendu hommage à Leonard Bernstein, l’un des compositeurs les plus éclectiques de son époque, à l’occasion du centenaire de sa naissance.

A.Bo

 

 

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