×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    Enseignement: Au Parlement, verbiages autour de la réforme

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5429 Le 10/01/2019 | Partager
    Appel «à trancher ce dossier en urgence» (sic!)
    La langue d’enseignement continue de raviver les passions
    Le contenu pédagogique et le financement du système, «décisifs» (re-sic!)

    La réforme de l’enseignement continue de faire des vagues. La tension monte une nouvelle fois autour des enjeux de cette réforme, à l’occasion de l’examen du projet de loi-cadre à la Chambre des représentants. Après l’exposé du ministre, dans lequel il avait énuméré les apports de ce texte, les députés, membres de la Commission de la culture et de l’enseignement, ont démarré la discussion générale, mardi dernier.

    Une prochaine réunion de cette commission est prévue le 16 janvier prochain, pour se pencher sur l’examen du projet article par article. Au-delà du diagnostic, largement partagé, «il est important de trancher ce dossier en urgence, car le temps presse». Un constat partagé par plusieurs députés.

    L’objectif est de remettre en marche la machine éducative, incontournable pour accompagner les ambitions de refonte du modèle de développement. Surtout qu'actuellement, la confiance dans l’école publique est à son plus bas niveau. Au point que seules les personnes qui n’ont pas les moyens continuent d’inscrire leurs enfants dans des établissements publics.

    Un membre d’un groupe parlementaire de l’opposition n’a pas hésité à rappeler que la quasi-totalité des députés présents à cette réunion ont inscrit leurs enfants dans des écoles privées. D’où l’urgence de rétablir l’équilibre du système éducatif. Néanmoins, il est important d’éviter la reproduction des scénarios des anciennes réformes ratées, selon les interventions de plusieurs députés.

    Aujourd’hui, «32 ministres se sont succédé à la tête du département de l’Education nationale, et près de 14 projets de réforme n’ont pas permis de se fixer sur les déterminants de la politique éducative au Maroc», a déploré Mohamed Chrourou, chef du groupe parlementaire du PAM. Pour plusieurs membres de cette commission, trois sujets doivent être mieux précisés, afin de garantir la réussite de la réforme. Il s’agit du contenu pédagogique, du financement du système éducatif, ainsi que la langue d’enseignement et de communication (voir page suivante).

    La dernière question continue de raviver les passions, même si l’avis du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation a tranché ce sujet. D’où l’appel de certains groupes parlementaires à «immuniser le débat autour de ces questions, lors de l’examen détaillé du texte, des approches fondées sur l’exclusion, rejetant les avis dominants».

    Surtout qu’au-delà de la question de la langue, la réforme devra porter sur des sujets décisifs pour la mise à niveau de la qualité du capital humain. C’est le cas notamment de la généralisation du préscolaire, le renforcement de la scolarisation des filles rurales, le renforcement de l’offre en établissements scolaires…

    Des chiffres alarmants

    • 10 millions d’élèves ont abandonné l’école entre 2002 et 2010
    • 12% des étudiants qui accèdent au cycle supérieur réussissent à obtenir la licence en 3 ans
    • 27% des diplômés n’accèdent au marché du travail qu’une année après avoir obtenu leurs diplômes
    • 6 ans, le délai prévu pour en finir avec l’analphabétisme via un plan d’urgence, avec un programme d’insertion professionnelle

    M.A.M.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc