Régions

Tourisme: Le corporate prend ses marques à Tanger

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5427 Le 08/01/2019 | Partager
Business, durée moyenne de séjour plus longue.... le profil du visiteur étranger se modifie
Le balnéaire continue de remporter les suffrages
+10% de nuitées à fin novembre, le secteur reprend sa croissance
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Le balnéaire continue de faire le bonheur des opérateurs, mais le ‘corporate’ talonne de très près au niveau des unités hôtelières de Tanger (Ph. Adam)

Surprise en novembre. Ce onzième mois, habituellement un passage à vide pour les opérateurs du tourisme à Tanger, s’est avéré assez animé. C’est en tout cas ce qui apparaît à travers la lecture des dernières statistiques du secteur publiées par l’Observatoire du tourisme.

A cette période, le nombre de nuitées dans les établissements classés de Tanger s’est établi à plus de 100.600, soit une croissance de 9% par rapport à la même période en 2017, le double du score enregistré en 2010. Sur les onze premiers mois, le cumul des nuitées a atteint 1,26 million, ce qui se traduit par une croissance de 10%.

Autre fait majeur, l’amélioration de la durée moyenne de séjour  (DMS) qui s’établit dorénavant à 1,9 jour au lieu de 1,8 jour il y a quelques années. Une tendance qui permet à la ville et à son infrastructure touristique de profiter de séjours plus longs en plus des city breaks dont elle s’était fait la spécialité.

Ces chiffres confirment un regain de croissance touristique à Tanger, en dépit du désistement, l’été dernier, du marché saoudien entraînant une perte sèche de 30.000 nuitées. Elle a toutefois été compensée par l’émergence de nouveaux marchés, asiatique, chinois et indien en particulier.

Ce regain de croissance révèle aussi un nouveau profil de touriste, dont la mutation s’effectue progressivement. La plupart des visiteurs étaient auparavant originaires d’Europe du Sud avec une nette préférence pour le balnéaire et la saison estivale.

Aujourd’hui, on assiste à l’émergence d’un tourisme corporate suscité par les opportunités d’affaires qu’offrent les différentes zones industrielles dans la région, et dont les arrivées n’ont pas de saisonnalité. Une transition que Tétouan, à une soixantaine de kilomètres, peine à effectuer.

Cette ville avec un tourisme essentiellement tourné vers le balnéaire concentre l’essentiel de ses activités lors de la période s’étalant de la mi-juin vers la fin août, une saisonnalité qui met à mal bon nombre d’unités hôtelières dont une grande majorité ferme lors de la saison basse.

A fin novembre, le total des nuitées n’a pas dépassé les 410.000 avec une chute de 3% par rapport à l’année précédente. Mais une lueur d’espoir persiste avec l’arrivée de nouvelles unités hôtelières comme le Banyan Tree ou le Sofitel qui visent une clientèle plus aisée avec une préférence pour les séjours longs et attirée par la thalassothérapie et la découverte de la région.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

 

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