Régions

Marrakech «Prises de position» à l’Institut français

Par Joséphine ADAM | Edition N°:5425 Le 04/01/2019 | Partager
La programmation 2019 riche en activités
Démocratie, féminisme, vie sociale
La bande dessinée arabe, peu connue en Europe, s’expose
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Outre les espaces de l’Institut français réservés aux cours de langue, ateliers artistiques et à la médiathèque, les rendez-vous culturels s'enchaînent pour tous les goûts et les publics (Ph.IFM)

D’année en année, l’Institut français de Marrakech (IFM) soigne sa programmation. Outre les espaces réservés aux cours de langue, ateliers artistiques et à la médiathèque, les rendez-vous culturels s'enchaînent pour tous les goûts et les publics. Après avoir célébré le nouvel an amazigh avec le groupe Inouraz, qui veut dire espoir, l’institut abrite la finale mondiale de breakdance. Les 18 et 19 janvier prochain, les meilleurs danseurs de la discipline viennent s’affronter au Maroc.

Le multiple champion du monde, Mounir du collectif Vagabond crew, est même attendu pour une conférence sur la motivation comme base de tout travail ou entraînement. Un rendez-vous qui s’inscrit comme modèle pour les jeunes. En nouveauté, un match d’improvisation théâtrale, en français et en darija, verra s’affronter les S’Toon Zoo de Casablanca et la CIR, la Compagnie d’improvisation rbatia. L’occasion pour la nouvelle équipe de Marrakech d’y faire sa première apparition.

Spectacles et théâtre au programme avec «La Contrebasse» de Patrick Süskind, et les jeunes humoristes Amine Belghazi et Oubeid Allah Hlal, en tournée au Maroc et à l’étranger. Des événements aussi avec la «Nuit des idées» et «Maroc Folies», un concours de la chanson francophone, cher à Christophe Pomez, le directeur très inspiré de l’IFM.

Qualifications, finale, grande scène et public, tout y est. Comme chaque nouvelle année, les équipes ont fait la part belle aux rencontres et au débat. Ainsi, Ghizlaine Chraibi parlera de son roman «L’étreinte des chenilles», faisant découvrir un univers où la parole féminine n’est pas un synonyme automatique de féminisme, ni la parole masculine un renvoi mécanique au machisme patriarcal.

Quant à Jean Zaganiaris, enseignant à Rabat, il aborde, dans son roman «Un coeur marocain», la question de la fragilité des existences. Cet enchaînement de rendez-vous culturels, où le public vient toujours nombreux, va faire parler et échanger. La démocratie dans tous ses états, une radiographie intime de la société camerounaise, précède la rencontre avec le critique de cinéma Mohamed Bakrim.

Autre temps fort, Hassan Wahbi, enseignant à la Faculté des lettres d’Agadir, parle de vie sociale, d’obsession religieuse et d’exaltation d’identité dans son ouvrage «La tyrannie du commun». Une sorte de chagrin sociologique devant certains phénomènes extrêmes et «fascinants» de ce qu’on croit être la norme, la correcte attitude.

Toujours avec le Royaume pour fil rouge, l’IFM réserve ses espaces d’exposition à un art peu connu en Europe, la bande dessinée arabe. Elle a pourtant une longue et riche histoire. L’occasion de se pencher sur le travail de jeunes auteurs, dont beaucoup sont des femmes, du Maroc à l’Irak, chacun témoin de la réalité de son propre pays.

J.A.

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