Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5421 Le 27/12/2018 | Partager

■ Un sculpteur de fausses nouvelles

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Tout a commencé en 2016 avec une statue de bronze commémorant cette journée tragique de novembre 1963, où une pieuvre géante coula un ferry dans la baie de New York, entraînant la mort de près de 400 personnes. Une pieuvre géante? Joe Reginella, le sculpteur de la statue, sourit: vous avez bien lu. L'année suivante est apparue, à Battery Park, à la pointe de Manhattan, une oeuvre en hommage aux victimes des éléphants du cirque P.T. Barnum qui, pris de panique en traversant le Brooklyn Bridge un jour d'octobre 1929, piétinèrent des financiers de Wall Street. Difficile à croire? Cet automne, les promeneurs ont découvert, au même endroit, un monument rendant hommage à six marins mystérieusement disparus en 1977, attaqués par des extraterrestres. Trois mémoriaux pour trois tragédies fictives, sorties de l'imagination de Joseph Reginella, sculpteur et farceur new-yorkais, passé maître dans l'art de créer des canulars en bronze, commémorant de faux évènements et de fausses victimes. Car le hobby de cet homme barbu de 47 ans, qui gagne sa vie surtout en concevant des décors pour la publicité et la télévision, ne se résume pas à façonner des statues dans le sous-sol de sa maison du quartier de Staten Island. Le canular qu'il a lancé en 2016 autour de l'accident du ferry «a eu tellement de succès» qu'il imagine depuis, chaque année, un nouvel évènement sur le même «modèle», a-t-il expliqué à l'AFP.
Chaque statue porte une plaque commémorative lui conférant un parfum d'authenticité: celle des éléphants souligne que l'évènement fut «l'une des plus horribles tragédies impliquant des mammifères terrestres de l'histoire de notre pays».

■ Le président du Turkménistan chante l’amour!
Le président turkmène, accusé par les défenseurs des droits de l'homme de diriger l'un des régimes les plus répressifs au monde, a composé et interprété à la télévision une chanson de Noël invitant ses concitoyens à «jouer la mélodie de l'amour». Le clip, dont l'esthétique n'est pas sans rappeler l'Eurovision, montre Gourbangouly Berdymoukhamedov assis devant un piano blanc, accompagné par son petit-fils de 14 ans au synthétiseur. Il a été diffusé à la télévision d'État et mis en ligne. «Avec cette superbe mélodie et ces paroles sincères, la chanson imprègne intensément l'âme des auditeurs et laisse une forte impression», a commenté samedi un présentateur de la chaîne Turkmen Owazy. La chanson, intitulée «Rêve», a été enregistrée en anglais, en turkmène et en allemand. Elle fait référence au «cercle de la vie» et invite à «laissez nos coeurs jouer la mélodie de l'amour». Le président, habillé en costume brun, sourit face caméra tandis qu'un écran derrière lui diffuse des images de flocons de neige.

 

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