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    «Gilets jaunes»: L'exécutif français se veut vigilant

    Par L'Economiste | Edition N°:5420 Le 26/12/2018 | Partager
    Il affiche sa détermination à rétablir l'ordre
    Le projet de loi censé apaiser la crise adopté
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    Emmanuel Macron a promis qu'il «n'y aura aucune économie sur la défense et nos armées» pour financer les mesures annoncées par le gouvernement afin de répondre à la colère des «gilets jaunes». Le président français s’exprimait au cours d’une conférence de presse au Tchad où il a rendu visite aux soldats de la force Barkhane.

    Le Parlement français vient d’ailleurs d’adopter le projet de loi censé apaiser la crise. Il prévoit plusieurs mesures d'urgence économiques et sociales (voir illustration). Elles avaient été formulées par le chef de l'Etat le 10 décembre 2018, après plusieurs semaines de grogne sociale. L'exécutif français se veut vigilant et affiche sa détermination à rétablir l'ordre face à la «radicalisation» d'une partie des gilets jaunes, espérant une trêve à l'occasion des festivités annuelles.

    Cette crise va coûter cher à l’économie française. Après avoir révisé de 1,6% à 1,5% la prévision de croissance pour l'année 2018, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a annoncé que la hausse du produit intérieur brut (PIB) n'avait finalement atteint que 0,3% au troisième trimestre, contre 0,4% calculé précédemment.

    Tandis que la croissance patine, la dette publique se rapproche à nouveau du seuil symbolique de 100% du PIB, atteignant 99,3% à la fin septembre. Trois mois plus tôt, elle était de 99%. Ces mauvais indicateurs devraient compliquer encore la tâche du gouvernement face à la crise sociale et budgétaire.

    L'Assemblée nationale a porté de 2,6% à 2,7% la prévision de déficit public pour 2018, alors que le gouvernement table désormais sur 3,2% en 2019. Ceci après une série de concessions visant à améliorer le pouvoir d'achat des couches sociales défavorisées et à calmer la colère des «gilets jaunes». Ces mesures ont été chiffrées à 10,3 milliards d'euros, dont 60% financés par du déficit budgétaire.

    Pour faire face au creusement du déficit, l'Agence France Trésor a annoncé qu'elle allait finalement devoir lever 200 milliards d'euros d'obligations l'an prochain, contre 195 milliards initialement prévus lors du projet de budget 2019 en septembre.

    De son côté, le climat des affaires, réalisé à partir d'enquêtes de conjoncture auprès des chefs d'entreprise, est tombé à son plus bas niveau depuis deux ans. Il est tiré à la baisse par le commerce de détail, le secteur le plus touché par le mouvement des «gilets jaunes».

    F. Z. T. avec AFP

     

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