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    International

    Syrie: L’ordre de retrait des troupes américaines signé

    Par L'Economiste | Edition N°:5419 Le 25/12/2018 | Partager
    Les Etats-Unis laissent le champ libre à la Turquie
    Trump se félicite d’avoir vaincu Daech…

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau menacé, hier lundi 24 décembre 2018, les milices kurdes de Syrie et envoyé des renforts militaires à la frontière de ce pays. Les menaces d’Erdogan contre les Unités de protection du peuple (YPG) surviennent au lendemain de la signature à Washington de l’ordre de retrait des troupes américaines.

    Ankara est farouchement hostile à ces unités en raison de leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux. «Comme nous n’avons pas laissé les Arabes syriens en proie à Daech (l’EI), nous ne laisserons pas les Kurdes syriens en proie à la cruauté du PKK et des YPG», a déclaré Erdogan lors d’un discours à Ankara.

    La Turquie a acheminé de nouveaux renforts militaires à sa frontière avec la Syrie en préparation de l’offensive qui se profile, même si le président turc a décidé d’y surseoir dans l’immédiat. Des unités militaires, des canons de type Howitzer et des batteries d’artillerie ont été acheminés en convoi vers le district Elbeyli, face à la frontière syrienne dans la province turque de Kilis, selon l’agence étatique Anadolu.

    Cet envoi de renforts avait commencé le week-end dernier avec l’arrivée d’une centaine de véhicules militaires turcs dans la région d’al-Bab, contrôlée par des forces pro-turques dans le nord de la Syrie, a indiqué le quotidien Hürriyet. Des renforts militaires ont également été dépêchés vers la ville d’Akcakale et le district de Ceylanpinar dans la province de Sanliurfae (sud-est de la Turquie).

    Prenant de court les alliés des Etats-Unis, Trump a ordonné le départ dès que possible de quelque 2.000 militaires américains stationnés dans le nord-est de la Syrie. Ils y luttaient contre les terroristes aux côtés des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de milices arabo-kurdes dominée par les Unités de protection du peuple. Le président, opposant de longue date à la présence américaine dans un conflit jugé coûteux, a estimé que «les troupes américaines n’étaient plus utiles car le groupe Etat islamique (EI) était en grande partie vaincu».

    Après un entretien téléphonique entre Trump et Erdogan, la présidence turque a affirmé que les deux dirigeants avaient «convenu d’assurer la coordination entre les militaires, les diplomates et d’autres responsables de leurs pays pour éviter un vide du pouvoir qui pourrait résulter d’une exploitation du retrait américain et de la phase de transition en Syrie».

    Les deux dirigeants ont évoqué aussi «l’engagement mutuel en Syrie contre l’EI, le retrait lent et extrêmement coordonné des troupes américaines de la région ainsi que des relations commerciales considérablement accrues».

    D’après le Washington Post citant des sources à la Maison-Blanche, les conseillers de Donald Trump ont persuadé ce dernier de retirer plus lentement qu’il ne l’aurait voulu les troupes américaines afin que leur sécurité ne soit pas menacée.

    Démissions en série

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    La décision du président américain a provoqué un choc aux Etats-Unis. Elle a entraîné les démissions du ministre de la Défense Jim Mattis et de l’émissaire américain pour la coalition internationale antijihadiste, Brett McGurk, qui étaient opposés au retrait américain. Donald Trump a nommé l’actuel ministre adjoint de la Défense Patrick Shanahan pour remplacer dès le 1er janvier Mattis, qui devait rester à son poste jusqu’à fin février. Le retrait a également semé le trouble parmi les pays alliés des Etats-Unis. Le président français Emmanuel Macron a ainsi très profondément regretté cette décision: «Un allié se doit d’être fiable, de se coordonner avec ses autres alliés. Etre allié, c’est combattre épaule contre épaule…», a-t-il souligné.

    F. Z. T. avec AFP

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