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    International

    Les banques européennes plus solides

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5414 Le 18/12/2018 | Partager
    Elles continuent de bénéficier des évolutions macroéconomiques
    Mais font face à des défis majeurs
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    L'Autorité bancaire européenne voit de nouvelles améliorations dans la résilience des banques de l'UE, mais met en exergue les défis liés à la rentabilité, au financement et au risque opérationnel  (Ph. AFP)

    Dans l'ensemble, les établissements bancaires européens ont continué à renforcer leur solidité financière en 2018 (les filiales marocaines devraient en bénéficier). Le secteur a continué de profiter des évolutions macroéconomiques positives dans la plupart des pays. Elles ont ainsi contribué à la hausse des prêts, au renforcement des ratios de fonds propres des banques et à l'amélioration de la qualité des actifs.

    Toutefois, la rentabilité reste faible en moyenne et n’a pas encore atteint des niveaux durables. C’est ce que fait savoir l'Autorité bancaire européenne (ABE) dans son rapport annuel (décembre 2018) sur les risques et les vulnérabilités du secteur.

    Les ratios de solvabilité des banques de l'UE ont augmenté malgré la hausse des actifs pondérés en fonction des risques au cours des deux derniers trimestres. Depuis juin 2017, les ratios CET1 (un ratio de fonds propres durs) sont passés de 14,3% à 14,5% avec une période de transition et de 14% à 14,3% avec une charge maximale. La composition du capital évolue de plus en plus vers les bénéfices non répartis et les autres réserves.

    La qualité des actifs s'est encore améliorée. Le ratio moyen des créances «improductives» des banques de l'UE est passé de 4,4% en juin 2017 à 3,6% en juin 2018. Il a atteint son niveau le plus bas depuis l'harmonisation de la définition des prêts improductifs dans l'UE en 2014, alors qu'il se situait à 6,5%. Les ventes de prêts non productifs ou créances douteuses ont largement contribué à ces réductions. Toutefois, les risques de dégradation de la croissance économique, la reprise du protectionnisme et les tentions politiques demeurent élevés. Ce qui pourrait compromettre les efforts des banques pour réduire les actifs hérités du passé.

    La rentabilité n'a pratiquement pas changé depuis l'année dernière avec un rendement moyen des capitaux propres de 7,2% à juin 2018. Le produit net des intérêts des banques de l'UE a poursuivi sa tendance à la baisse ces derniers trimestres, malgré la croissance des volumes de prêts et le resserrement de la marge nette d'intérêts.

    La rentabilité a toutefois bénéficié de la réduction des pertes de valeur et de l’augmentation du produit net des honoraires et des commissions. Des coûts élevés et une faible efficacité constituent l'un des principaux facteurs de la faible performance du secteur bancaire de l'UE. La dynamique des coûts est affectée par les dépenses informatiques élevées.

    Malgré l’augmentation du financement stable des dépôts de la clientèle, les banques font face à des défis majeurs en matière de responsabilité. Le remplacement du financement par les banques centrales sera un moteur essentiel des plans de financement des banques.

    Les besoins en matière d’émission d’instruments permettant de satisfaire à l’exigence minimale de fonds propres et de passif éligible constituent un autre facteur. En développant et en exerçant leurs stratégies de financement, les établissements bancaires doivent également être conscients de la résurgence de la volatilité des marchés et de la hausse potentielle des taux d’intérêt.

    Les risques opérationnels dans les banques de l'UE ont encore augmenté. Ceux liés aux TIC constituent actuellement l'un des principaux défis. Les cyber-risques et la sécurité des données étant les principaux facteurs. Dans le même temps, les risques de comportement et juridiques, y compris la violation des réglementations en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, ont augmenté en 2018.

    Les risques persistent

    LES risques pour l'économie mondiale augmentent avec les tensions géopolitiques croissantes, associées aux incertitudes entourant les conditions financières et économiques dans les économies des marchés émergents. Les banques doivent être prêtes à faire face à des scénarios défavorables, susceptibles d'avoir une incidence sur le financement, la qualité des actifs et la rentabilité.

    F. Z. T.

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