×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Environnement des affaires: El Othmani malmené par l’opposition

    Par L'Economiste | Edition N°:5400 Le 28/11/2018 | Partager
    La multiplicité des régimes fonciers plombe les efforts de promotion des investissements
    Une nouvelle plateforme électronique pour recevoir les doléances des entreprises
    el_othmani_00.jpg

    Saâdeddine El Othmani a été critiqué par les groupes de l’opposition, notamment sur l’objectif d’atteindre la 50e position au classement Doing Business, jugé trop optimiste. Surtout que «plusieurs recommandations des Assises fiscales, celles de la gouvernance des établissements publics, directement liées à l’amélioration de l’environnement des affaires, n’ont pas été mises en œuvre» (Ph. Bziouat)

    Les temps sont moroses pour les entreprises, en dépit des assurances du chef du gouvernement. C’est sur cette question qu’il a été interpellé par les députés, lors de la séance mensuelle des questions de politiques publiques, tenue lundi dernier à la Chambre des représentants. Saâdeddine El Othmani a mis l’accent sur «les avancées réalisées par le gouvernement dans ce domaine».

    En face, les députés de l’opposition n’étaient pas du même avis. Ils ont reproché à l’exécutif d’accorder «beaucoup d’importance aux classements dans les indices internationaux, notamment celui de Doing Business». Dans son intervention, le chef du gouvernement a rappelé que le Maroc a gagné 2 places dans le classement de 2018. El Othmani a également rappelé «la hausse des flux des IDE, ayant atteint 34,4 milliards de DH en 2017».

    Pour l’opposition, «l’impact de ces avancées dans les indices n’est pas ressenti dans le vécu quotidien des citoyens et des entreprises». Les groupes parlementaires de l’opposition, notamment celui du PAM, a jugé trop optimiste l’objectif d’atteindre la 50e place dans le classement Doing Business à l’horizon 2021.

    Le chef du gouvernement s’est contenté de dire que son équipe «va poursuivre les efforts en vue de renforcer la confiance des investisseurs marocains et étrangers, afin d’atteindre cette position dans le classement».

    Or, cela est difficilement réalisable, selon l’opposition, dans la mesure où «plusieurs recommandations des Assises fiscales, celles de la gouvernance des établissements publics, directement liées à l’amélioration de l’environnement des affaires, n’ont pas été mises en œuvre par le gouvernement».

    Actuellement, «la Commission nationale de l’environnement des affaires se penche sur l’élaboration d’une nouvelle vision globale, en vue d’améliorer la stratégie nationale dans ce domaine, à moyen terme», a fait savoir El Othmani. Parallèlement, un mécanisme d’évaluation sera également mis en place.

    Les entreprises privées seront impliquées dans ce processus, notamment via le lancement d’une plateforme électronique leur permettant de soumettre leurs doléances et communiquer autour des difficultés qu’elles rencontrent. Ce nouveau dispositif devra s’ajouter au mécanisme commun, public-privé, déjà en place, permettant de se pencher sur des questions comme la création d’emplois, la valorisation des ressources humaines, la compétitivité des entreprises, les relations avec l’administration des impôts… L’élaboration du projet de loi sur la réforme des CRI et l’adoption de la Charte de déconcentration s’inscrivent également dans cette logique, selon le chef du gouvernement.

    Pour la nouvelle charte d’investissement, également très attendue, El Othmani a hésité sur un calendrier de sa mise en place. Du côté de l’opposition, les groupes parlementaires ont estimé que l’exécutif doit se pencher sur des réformes plus urgentes, ayant un impact direct sur l’environnement des affaires.

    C’est le cas notamment de «la réforme de la justice, du système bancaire, de la simplification des procédures, en plus des retards de paiement». Addi Bouarfa, député du PAM, a mis l’accent sur l’un des plus grands obstacles à la dynamique des investissements.

    Pour lui, «la multiplicité des régimes fonciers plombent les efforts de promotion des investissements au Maroc. Surtout avec la prolifération des régimes applicables en fonction de la nature du terrain, et s’il relève du domaine privé de l’Etat, du domaine forestier, des terres collectives…».

    Reprendre le dialogue social

    Pour les différents groupes de l’opposition, la reprise du dialogue social est décisive pour favoriser l’amélioration de l’environnement des affaires. Cela devra passer par «son institutionnalisation et son élargissement en vue d’y intégrer d’autres dossiers», selon Addi Bouarfa, également membre influent à l’Organisation démocratique du travail (ODT). Le dialogue social est en panne. Les dernières réunions avec le chef du gouvernement n’ont pas abouti. Parallèlement, d’autres chantiers sont en stand-by, notamment le projet de loi organique sur les syndicats et celui sur le droit de grève, très attendus par les opérateurs économiques.

    M.A.M.  

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc