×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Enquête L’Economiste-Sunergia: Les Marocains préfèrent consommer local

    Par Nadia DREF | Edition N°:5400 Le 28/11/2018 | Partager
    60% des répondants optent pour les marques nationales
    La classe A/B et les 15-34 ans penchent pour les produits étrangers
    Prédominance chez les habitants du Sud
    vieux_old_school_00.jpg

    Il y a un regain d’intérêt de la part de la nouvelle génération pour les marques étrangères. A contrario, les vieux achètent les produits locaux

    Malgré l’arrivée de grandes marques, les préférences des Marocains s’orientent plus vers le «made in Morocco». Un constat conforté par les résultats de l’enquête L’Economiste-Sunergia. Selon un sondage effectué, du 10 au 15 octobre, auprès de 1.000 personnes, 60% des répondants préfèrent acheter les produits d’une marque marocaine. La question posée aux sondés était: «En général, préférez-vous acheter les produits d'une marque marocaine ou ceux d'une marque étrangère?».

    Le principal frein reste indéniablement le prix. La conjoncture y est également pour beaucoup. Les budgets alloués à l’alimentation, l’habillement ou la beauté diminuent à vue d’œil vu le gel des salaires et l’augmentation des prix des produits de première nécessité, sans oublier la hausse des prix du carburant et des frais de scolarité.

    consommateur_sud_00.jpg

     Les répondants vivant dans les régions du Sud sont très attachés aux marques nationales (71%). Ils sont suivis de ceux du Nord et de l’Est. Un changement d’habitude de consommation est perceptible au niveau du Centre

    Par profil, cette préférence est plus élevée chez les hommes et les personnes issues des CSP D/E et C. Même tendance enregistrée dans le rural ainsi que chez les personnes âgées de plus de 45 ans ou encore les habitants du Sud. Par contre, seulement 27% optent pour des marques internationales, surtout les citadins (classe A-B). Ceci s’explique par un pouvoir d’achat plus élevé et une prédisposition pour le shopping et les nouveaux modes de consommation (e-commerce).

    Par lieu de résidence, 53% des urbains sont pour l’achat de produits d’une marque marocaine contre 32% pour les articles d’origine étrangère. Cette préférence nationale est accentuée dans le monde rural. 70% des répondants optent pour le «made in Morocco» alors que seulement 19% des ruraux déclarent préférer les produits étrangers. Les consommateurs du Sud sont les plus favorables aux produits nationaux (71%), suivis de ceux du Nord et de l’Est (60%) et du Centre (53%).

    Par sexe, les femmes étaient plus nombreuses à répondre aux questions posées (510 contre 489 hommes). Côté préférence, 65% des hommes choisissent les produits marocains suivis à moindre mesure par le sexe féminin (55% des femmes).

    ruraux_majoritaire_00.jpg

    Dans le monde rural, la balance penche plutôt pour le «made in Morocco». Une zone couverte majoritairement par le commerce traditionnel

    Le commerce classique reste le plus prisé par les seniors. Le e-commerce est plutôt préféré par la génération Y. Le bon rapport qualité/prix reste le principal motif d’achat des Marocains, conjoncture oblige. En attestent les résultats de l’enquête menée par le HCP auprès des ménages.

    Ces statistiques  relèvent que la confiance des ménages s’est dégradée au troisième trimestre de l’année. L'indice de confiance des ménages (ICM) s’est établi à 82,5 points, au lieu de 87,3 points enregistrés au cours du trimestre précédent et 85,5 points une année auparavant.

    Au troisième trimestre dernier, 55,9% contre 25,7% des ménages considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. Par ailleurs, 62,7% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses tandis que 33,5% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne.

    A peine 3,8% affirment épargner une partie de leur revenu. L’année 2019 s’annonce également morose vu que les projections n’augurent pas d’une baisse des prix des produits alimentaires et de ceux de première nécessité. Les opérateurs économiques, quant à eux, restent optimistes, mais attendent plus de signaux et de chantiers (BTP, PDR…) capables de relancer la machine.

    Fiche technique de l’enquête

    L’enquête a été réalisée par téléphone (appels aléatoires sur système CATI) du 10 au 15 octobre. L’échantillon est de 1.000 personnes sur 5.342 contactées. Sa structure a été redressée de manière à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement du HCP (RGHP 2014). L’échantillon est composé de 49% d’hommes et 51% de femmes. Il compte 40% de ruraux et 60% de citadins. Toutes les régions sont pratiquement représentées: Nord, Est (30%), Centre (41%), Sud (29%). 5 critères de quotas ont été appliqués: sexe, âge, milieu (urbain ou rural), région et catégorie socioprofessionnelle (CSP). Les CSP ont été définies sur la base de 5 critères également, à savoir le revenu du ménage, la profession du chef de ménage, le niveau d’instruction, le type d’habitation ainsi que l’âge. Sur les 297 personnes interrogées de la région Nord/Est,  51% sont des hommes.
     L’échantillon par CSP:
    - 13% appartiennent aux classes socioprofessionnelles A-B
    - 56% relèvent de la classe moyenne C
    - 31% sont dans les classes D et E
    L’échantillon par âge:
    - 25% ont entre 15 et 24 ans
    - 22% sont âgés de 25 à 34 ans
    - 19% pour les 35-44 ans
    - 15% ont entre 45 et 54 ans
    - 10% pour les 55-64 ans
    - 9% pour les plus de 65 ans.

    Nadia DREF

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc