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    International

    La santé mentale, combien ça coûte?

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5398 Le 26/11/2018 | Partager
    Un total supérieur à 600 milliards d'euros dans les 28 pays de l’UE
    Les troubles touchent plus d’une personne sur six chaque année
    Une nouvelle étude de l’OCDE et de la Commission européenne
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    Les pays européens pourraient améliorer la vie de plusieurs millions de leurs citoyens et favoriser la croissance de l’emploi et de l’économie s’ils intensifiaient les efforts pour promouvoir la santé mentale, améliorer le diagnostic précoce et le traitement

    Les troubles de la santé mentale (comme la dépression, les troubles anxieux et les problèmes liés à la consommation d’alcool et de drogues) représentent un lourd fardeau économique pour les pays européens. Selon des estimations récentes, plus d’une personne sur six dans les pays de l’UE souffrait d’un problème de santé mentale en 2016, soit environ 84 millions de personnes. En outre, en 2015, plus de 84.000 personnes y sont décédées à la suite de troubles mentaux ou de suicides.

    Outre l’impact sur le bien-être de ces personnes, l’OCDE et  la Commission européenne estiment dans le rapport «Panorama de la Santé: Europe 2018» que les problèmes de santé mentale engendrent un coût total supérieur à 600 milliards d’euros (soit plus de 4% du PIB) dans les 28 pays de l’UE.

    Pour une grande part, ces coûts sont liés aux taux d’emploi et à la productivité moins élevés des personnes atteintes de troubles de la santé mentale (1,6% du PIB ou 260 milliards d’euros) et aux dépenses plus importantes consacrées aux programmes de sécurité sociale (1,2% du PIB ou 170 milliards d’euros). Le reste correspondant aux dépenses directement allouées aux soins de santé (1,3% du PIB ou 190 milliards d’euros).

    La nouvelle étude met aussi en lumière le ralentissement des gains d’espérance de vie constaté ces dernières années dans de nombreux pays européens, y compris la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Celui-ci tient en partie à une réduction moins importante des décès causés par les maladies cardiovasculaires, sous l’effet peut-être de l’augmentation des facteurs de risque comme l’obésité et le diabète.

    Il a été constaté également une hausse du nombre de décès de personnes âgées, causée notamment par la sévérité des épisodes de grippe enregistrés ces dernières années dans certains pays. D’importants écarts persistent en matière d’espérance de vie selon le milieu socioéconomique.

    A 30 ans, les personnes ayant un faible niveau d’études ont une espérance de vie inférieure de six ans à celle des personnes les plus instruites. Cet écart est particulièrement prononcé dans les pays d’Europe centrale et orientale, surtout chez les hommes. Et ce, en raison de modes de vie moins sains et de disparités dans l’accès aux soins de santé.

    Aussi, les dépenses de santé ont augmenté parallèlement à la croissance économique en 2017, pour s’établir à 9,6% du PIB de l’UE. La France et l’Allemagne ont consacré plus de 11% de leur PIB à la santé en 2017, suivies par la Suède, l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas, dont les dépenses s’élèvent à plus de 10% du PIB. Celles des pays situés à l’est de l’UE sont généralement beaucoup moins élevées, comprises entre 5 et 6% du PIB.

    F. Z. T.

     

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