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    Economie

    Echanges extérieurs: L’alimentaire hissé au rang de locomotive

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5396 Le 22/11/2018 | Partager
    Pour la première fois la balance affiche un excédent de 10 milliards de DH
    L’export de la branche se positionne juste après l’automobile
    La facture énergétique creuse le déficit
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    L’export de produits alimentaires (agriculture et agro-industrie) couvre et dépasse désormais les achats de la même branche. A fin octobre dernier, la valeur des expéditions s’est établie à 47 milliards de DH contre 37 milliards pour les achats  

    C’est une première. La balance commerciale des produits alimentaires affiche un excédent d’environ 10 milliards de DH à fin octobre. Un surplus qui devrait se maintenir, voire se consolider sur les deux mois à venir.

    D’abord du fait de la baisse attendue des importations des céréales, vu les réalisations record (103 millions de quintaux). Ensuite, en raison des flux des sorties des agrumes et primeurs dont la vitesse de croisière intervient lors de la même période.

    Or, selon les données du ministère de l’Agriculture, recoupées par l’Association des producteurs exportateurs des fruits et légumes, l’embellie provient justement de la dynamique affichée par l’agro-industrie de première transformation: maraîchage, agrumes et divers fruits et légumes. Pour ces groupes de produits, la campagne 2017-2018 (octobre-septembre) s’est soldée par un chiffre d’affaires à l’export de 20,2 milliards de DH.

    S’ajoutent le sucre, l’huile végétale, les produits laitiers, les oléagineux et l’huile d’olive. Ils totalisent 5,7 milliards de DH. Et le volume global de l’export s’est élevé à 2,9 millions de tonnes en hausse de 4% par rapport à la campagne précédente.  Sans oublier également les produits de la mer, les conserves végétales et autres produits agricoles transformés.

    D’après les données provisoires de l’Office des changes, la valeur des exportations de produits alimentaires (agriculture et agroalimentaire) à fin octobre a atteint 47 milliards de DH en augmentation de 6,1% par rapport à la même période de 2017. Elle dégage ainsi un excédent de l’ordre de 10 milliards de DH en comparaison avec les importations du même groupe de produits, lui-même en hausse de 6,6%. Cette situation positionne l’export de produits alimentaires en second rang, juste après l’activité automobile et avant les phosphates et dérivés.

    Au-delà, la balance commerciale se caractérise toujours par un déficit structurel en creusement continu. Sur les dix mois, il s’est aggravé de 12 milliards de DH à 166,9 milliards.

    L’explication tient à la forte augmentation des achats: 393,3 milliards de DH contre 360, soit 9,2% sur une année. Une hausse qui résulte pour les ¾ des acquisitions de 3 groupes de produits. Au demeurant incompressibles, tels l’énergie, les biens d’équipement et les produits finis de consommation.

    A elle seule, la facture énergétique s’est élevée à 67,7 milliards de DH, en hausse de 19,7%. Aggravée en cela par les achats du gas-oil et fuel (+21,7%) et du charbon et autres combustibles dont la valeur a explosé de plus de 39%.

    Les importations des biens d’équipement se sont également renchéries de 7,8 milliards de DH à 95,9 milliards de DH. Et celles de produits finis de consommation se sont situées à 89,4 milliards de DH.

    Les exportations affichent une hausse à deux chiffres: 10,3%. Elles enregistrent un mieux de l’ordre de 21 milliards de DH à 226,3 milliards. Ce résultat fait suite à la progression des exportations de  la majorité des secteurs, essentiellement celles des phosphates et dérivés (+5,4 milliards de DH), du secteur automobile (+5,3 milliards), et de l’agriculture et agroalimentaire (2,7 milliards de DH). Ces trois secteurs contribuent à hauteur de 63,3% à la hausse totale de l’export.

    Flux financiers: Recul du tourisme, bond des IDE

    A fin octobre dernier, la balance des voyages fait ressortir une baisse de son solde de 1,14 milliard de DH à 45,2 milliards. Ce résultat est dû à la progression des dépenses de 8,5% atténuée par une légère hausse des recettes de 118 millions de DH.
    En revanche, les transferts des MRE se sont stabilisés à 55,3 milliards de DH sur la même période. La note d’optimisme vient donc des IDE qui ont explosé de 41,5% à 30,3 milliards de DH. L’embellie s’explique surtout par l’accroissement des recettes (+11,7 milliards de DH) plus important que celui des dépenses: 2,8 milliards de DH.

    A.G.

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