Economie

Consommation des produits laitiers: Le Maroc toujours en dessous de la norme OMS

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5391 Le 13/11/2018 | Partager
Décalage de 11 points à 59 litres par habitant et par an
Les citadins boivent 2 fois plus de lait que les ruraux
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Par composante, l’indice des prix à la consommation du lait a connu depuis 2010 une augmentation annuelle de 0,9%. Elle est tirée par la hausse de 3,8% des prix du lait concentré et de 2,8% de celui de croissance destiné aux bébés

Des avancées mais aussi des stagnations et des disparités dans la consommation. C’est le constat dressé par la dernière note du HCP sur la filière laitière. L’étude, qui se base sur les résultats de l’Enquête nationale sur la consommation et les dépenses des ménages 2013-2014, avance que la filière laitière contribue à hauteur de 5% au secteur agricole et représente 10,7% de celui de l’agroalimentaire.

Le nombre de centres de collecte de lait a atteint 2.800 en 2017, avec une capacité globale de collecte dépassant les 2,5 millions de litres de lait par jour. Cette collecte porte sur 64% de la production laitière estimée à 2,4 milliards de litres par an.  Seulement, le niveau de consommation reste en dessous  de 10 points par rapport à  la norme de l’Organisation mondiale de la santé. Il frôle les 60 litres par habitant et par an.

Des disparités sont également relevées en ce qui concerne cette consommation. Les citadins consomment  quasiment 2 fois plus de lait et de  produits laitiers que les ruraux. Par produit, le lait frais pasteurisé concentre la moitié de la consommation. Il est suivi par le petit lait (16%) et le fromage (14%).

La consommation de lait en poudre est restée relativement faible, ne dépassant pas 0,7 litre par habitant. La dépense moyenne annuelle en lait et en produits laitiers par habitant a légèrement augmenté de 1% entre 2007 et 2014 à 390 DH. La même tendance a été observée pour la production.

Entre 2014 et 2017, l’activité laitière a progressé à un rythme modéré, après une phase de croissance soutenue qui avait marqué les cinq années antérieures. En moyenne annuelle, la hausse de  production  s’est située à 1,9%, au lieu de 5% entre 2009 et 2013. Cette modération s’est accompagnée par une réduction des importations des produits laitiers hors fromage et beurre, notamment au cours des années 2015 et 2016. La balance commerciale du lait et des produits laitiers est restée toutefois déficitaire, s’établissant à près de 640 millions de DH en 2017.

Deux pays concentrent 60% des achats marocains: les Pays-Bas (32,1%) et la France (27,5%). Ils portent sur le lait infantile, l’UHT et le lait en poudre. Quant aux exportations de lait et de produits laitiers, 63,4% ont été expédiées vers la Mauritanie, 20,9% vers le Qatar et 7,9% vers le Sénégal.

Sur le marché local, on relève une quasi-stabilité des prix à la consommation des produits laitiers depuis 2014. Entre 2010 à 2013, les indices des prix à la consommation du lait et des produits laitiers ont connu, respectivement, des hausses modérées de 0,2% et de 0,6% en moyenne.

L’année 2013, qui a coïncidé avec une hausse sensible des prix des aliments du bétail importés, du coût de l’énergie et de l’emballage, a été marquée par une augmentation plus soutenue du prix du lait qui s’est répercutée sur les autres produits laitiers un an plus tard.

En moyenne, les prix du lait et des produits laitiers ont progressé de 5,9% et 3,3% respectivement en 2013. A partir de 2014, les prix à la consommation du lait et des produits laitiers sont restés quasiment stables, affichant respectivement des hausses de 0,1% et de 0,3% en moyenne.

A.G.

 

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