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    International

    Brexit: Les négociateurs mettent les bouchées doubles

    Par L'Economiste | Edition N°:5389 Le 09/11/2018 | Partager
    Ceci dans l'espoir de boucler un accord
    L’UE va devoir trouver de nouvelles ressources

    Lors de son déplacement à Paris, le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt s'est dit optimiste quant à la conclusion d'un accord sur le Brexit, tout en jugeant improbable une percée rapide. Le Royaume-Uni et la France souhaitent préserver la relation bilatérale en dépit des épineuses négociations autour du Brexit. Ils sont les deux principales puissances militaires du continent et ses deuxième et troisième économies, derrière l'Allemagne.

    Les négociateurs ont mis les bouchées doubles dans l'espoir de boucler un accord pouvant être approuvé lors d'un sommet extraordinaire en novembre, mais cette perspective s'éloigne. «Du travail reste nécessaire», a estimé le négociateur européen Michel Barnier, jugeant insuffisantes les avancées avec Londres.

    Le Royaume-Uni quittera l'UE, son marché unique et son union douanière le 29 mars 2019, et les 27 veulent éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et la province d'Irlande du Nord, partie intégrante du Royaume-Uni, afin de préserver les Accords de paix de 1998.

    Le sujet sera au menu des discussions entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Theresa May, qui se retrouveront vendredi 9 novembre 2018 dans le nord de la France pour une cérémonie marquant la fin de la Première Guerre mondiale.

    Face au Brexit, l'Union européenne va devoir trouver de nouvelles ressources afin de boucler son budget pour la période 2021-2027, constate dans un rapport le groupe de réflexion Terra Nova. Il rappelle que «le Royaume-Uni a traditionnellement joué le rôle d'aiguillon des contributeurs nets pour demander le plafonnement du budget (européen) à 1% du revenu national brut» et estime qu'avec le départ de Londres, «l'Allemagne perd son meilleur allié».

    Le départ du Royaume-Uni va rebattre les cartes entre Etats contributeurs et bénéficiaires, alors qu'aujourd'hui, les «deux tiers de cette redistribution sont assurés par trois Etats membres (Allemagne, Royaume-Uni et France) et les deux tiers de ces fonds ainsi redistribués vont à ces pays: Pologne, Grèce, Hongrie, Roumanie et République tchèque». Selon Terra Nova, «la prise en charge de la contribution britannique par les autres Etats membres imposera de revoir les principes de financement de l'UE». Aussi, il est «indispensable de doter le budget de ressources qui le mettent à l'abri des marchandages comptables entre Etats membres».

    F. Z. T. avec agences

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